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Diagnostiqué bipolaire, un Lotois reconnu coupable d’agressions sexuelles incestueuses


Un père de famille était jugé ce vendredi après avoir commis des attouchements sexuels sur ses filles et sa nièce.

C’est un véritable drame familial qui a trouvé son dénouement ce vendredi 23 septembre 2022 devant le tribunal correctionnel de Cahors. Un homme de 49 ans était jugé en comparution immédiate pour des agressions sexuelles incestueuses sur ses deux filles et sa nièce par alliance, toutes mineures. Les faits portent sur deux affaires : la première remonte au 29 juin 2016, la seconde au 27 juillet 2022. « Je ne m’attendais vraiment pas à ce qu’il touche à ses filles. Sur ce point-là, j’avais une confiance absolue en lui », confie l’ancienne épouse du prévenu et mère de deux des victimes. C’est elle qui a contacté la gendarmerie le 27 juillet dernier après avoir reçu un appel affolé de ses filles, qui étaient en vacances chez leur père à Gramat, lui demandant de venir les chercher immédiatement. La veille, alors qu’ils étaient tous les trois en train de regarder un film allongés sur le lit de l’homme, celui-ci les aurait tour à tour embrassées et caressées sur la poitrine et les fesses. À leur demande, il avait arrêté ses gestes. Présentes dans la salle, les deux filles du prévenu, âgées de 12 et 13 ans, ne souhaitent pas s’exprimer à la barre, contrairement à leur cousine. Car elle aussi a des choses à dire. Il y a six ans, la jeune femme qui était alors en classe de terminale, a vécu une histoire similaire avec la même personne, soit le mari de sa tante. Un soir, après les cours, il avait proposé de la ramener chez elle à Marminiac pour lui éviter d’attendre le bus. Sans en demander la permission et alors que ses parents n’étaient pas là, il était entré à sa suite, s’était installé à côté d’elle et lui avait demandé de s’allonger sur le ventre avant de lui caresser les parties intimes. « Quand c’est arrivé, je ne savais pas quoi faire, j’étais toute seule en pleine campagne. Il s’était toujours comporté bizarrement avec moi. Quand j’avais 8 ou 10 ans, il avait déjà essayé de me toucher les seins », raconte-t-elle six ans après les faits. Si la jeune femme avait immédiatement prévenu ses parents et sa tante, elle ne se souvient pas des raisons pour laquelle l’affaire avait été étouffée à l’époque. Son avocate, Me Adot-Maison, évoquera le poids de « la pression familiale et sociale, de la peur du regard des autres, du chantage affectif » de son oncle qui menaçait de se suicider. Aujourd’hui, la plaignante est « en colère ». Elle a décidé de déposer plainte après la révélation des attouchements sur ses cousines. « Il ne se rend pas compte de la gravité de ce qu’il a fait. Après, c’est à nous de vivre avec ça ! », s’exclame-t-elle. Pendant toute l’audience, le prévenu semble inerte. Dos voûté, tête baissée, ses propos se font rares. Si cet ancien ambulancier reconnaît les faits concernant ses filles, tout en niant une quelconque attirance pour elles, il assure ne pas se souvenir des évènements impliquant sa nièce. Quand le président du tribunal lui demande des explications, il n’en trouve pas. Sauf peut-être un manque d’affection suite à une rupture amoureuse. Il finit par révéler qu’il a été diagnostiqué bipolaire il y a longtemps mais qu’il avait décidé de son propre chef d’arrêter son traitement quelque mois avant cette dramatique soirée avec ses filles. C’est d’ailleurs sur cette pathologie que Me Yassfy fonde l’essentiel de la défense de son client, rappelant que la bipolarité fait souvent osciller ceux qui en souffrent entre des phases de dépression et des phases d’euphorie. « Normalement, un prédateur isole sa victime. Alors que lui a procédé aux attouchements alors que ses deux filles étaient avec lui. Il était complètement désinhibé à ce moment-là. Nous avons à juger quelqu’un qui est psychiatriquement malade », soutient l’avocat. Pour l’avocate des filles et de l’ex-femme du prévenu, l’urgence est surtout le retrait de l’autorité parentale. « Quand j’entends Monsieur, j’ai peur. Il ne se rend pas compte du tabou dont il s’est rendu coupable », déplore Me Geffroy. Même constat du côté du ministère public qui réclame 1 an d’emprisonnement et un suivi socio-judiciaire de 10 ans. L’homme écope finalement de 12 mois de prison ferme et de 18 autres avec sursis ainsi que d’un suivi socio-judiciaire pendant 6 ans. Il est également soumis à une obligation de soin et de travail, à une interdiction d’entrer en contact avec les trois victimes et d’exercer une activité en lien avec des mineurs pendant 10 ans. En guise de dommages et intérêts, il devra, outre les frais de procédure, verser 3 000 euros à chacune de ses filles, 2 000 euros à son ancienne nièce et 650 à son ex-épouse. Le tribunal a aussi entendu les demandes de la défense en lui retirant enfin toute autorité parentale.

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