Le virus s’est notamment propagé à Prayssac.
Plusieurs cas de transmission du virus chikungunya ont été signalés à l’Agence Régionale de Santé : il s’agit de personnes résidant dans la basse vallée du Lot mais n’ayant pas voyagé récemment en zone tropicale. L’état de santé des personnes malades n’inspire pas d’inquiétude, indique cependant l’Agence. Pour éviter la propagation du virus localement, des actions préventives ont été menées, notamment sur la commune de Prayssac où la fête du dernier week-end d’août, très fréquentée, a pu accélérer les transmissions.
Pour rappel, le chikungunya est une maladie qui se transmet par l’intermédiaire de la piqûre d’un moustique tigre (Aedes albopictus) préalablement infecté par le virus auprès d’une personne malade. Cette maladie se caractérise le plus souvent par une fièvre d’apparition brutale, souvent accompagnée de douleurs articulaires sévères, d’une conjonctivite et d’éruptions cutanées.
Un cas est dit « autochtone » quand une personne contracte la maladie sans avoir voyagé en zone de circulation du virus dans les 15 jours précédant l’apparition des symptômes. « Pour éviter toute transmission supplémentaire du virus, l’ARS Occitanie, Santé publique France, les professionnels de santé du territoire, les élus et l’opérateur de démoustication se sont mobilisés » souligne l’ARS Occitanie. Cet arsenal de mesure a inclus notamment « des enquêtes entomologiques pour identifier les lieux de reproduction du moustique tigre, des opérations ciblées de démoustication visant à éliminer les gîtes larvaires et les moustiques adultes sur les lieux de résidence et de passage de la personne malade et une sensibilisation renforcée des professionnels de santé au repérage et au signalement rapide de nouveaux cas ».
Par ailleurs, l’ARS conseille de se protéger des piqures de moustiques en utilisant un répulsif cutané et des moustiquaires pour les bébés et les personnes alitées. Bien évidemment, en cas de doute et de symptômes, il importe de consulter un professionnel de santé.





