Le 4 août 2025, une altercation entre voisins sur fond d’alcool et de stupéfiants s’est déroulée à Gagnac-sur-Cère et Biars-sur-Cère. Jugé ce jeudi au tribunal correctionnel de Cahors, le prévenu a été reconnu coupable de l’ensemble des faits et condamné à 12 mois de prison avec sursis probatoire.
Le prévenu est à la barre. La victime apparaît à l’écran, en visioconférence depuis la maison d’arrêt de Montauban. Jeudi 8 janvier, au tribunal correctionnel de Cahors, il faut quelques instants pour comprendre la configuration de l’audience.
L’homme qui comparaît librement est poursuivi pour des violences commises le 4 août dernier à Gagnac-sur-Cère et Biars-sur-Cère. Agé de 47 ans, il doit répondre de violences aggravées avec arme, de détention non autorisée d’un fusil à pompe, de port d’armes blanches et d’usage de stupéfiants.
Le jour des faits, il se rend à deux reprises sur un terrain occupé par plusieurs personnes. La première fois, il demande, en vain, de la cocaïne. La seconde fois, il est armé d’un fusil à pompe. Les gendarmes, appelés pour des violences avec arme, décrivent un homme fortement alcoolisé, instable et agressif. Un couteau est retrouvé sur lui, ainsi qu’une bouteille de vin dans son sac.
Le prévenu reconnaît être venu chercher des stupéfiants. « Ils m’ont volé les 60 euros que je leur avais donnés pour en acheter », affirme-t-il, évoquant également des menaces et des tensions anciennes. Il assure être revenu uniquement « pour leur faire peur », nie avoir porté des coups et soutient que le fusil était « obsolète ».
Plusieurs témoins, tous proches ou membres de la famille des victimes, sont entendus. Selon les déclarations, une personne aurait reçu un coup de crosse de fusil et un coup de couteau à la main, sans que les constatations matérielles permettent d’établir précisément la réalité des gestes. Une ITT d’un jour a été retenue.
L’homme n’était pas inconnu sur ce terrain, où il s’était déjà rendu à plusieurs reprises. Des altercations antérieures sont évoquées, tout comme la consommation régulière d’alcool et de stupéfiants du prévenu, déjà condamné notamment pour des conduites sous alcool et stupéfiants en 2023.
À la barre, son avocat, Me Chevalier, décrit « un faible d’esprit », que les gens du village ridiculisent et manipulent, et conteste toute préméditation. Me Hadot-Maison, pour la partie civile, rappelle que « peu importe le mode de vie », son client « a eu peur » et réclame 2 000 euros de préjudice moral.
Le tribunal a déclaré le prévenu coupable de l’ensemble des faits et suivi les réquisitions du parquet. Il a été condamné à 12 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, avec obligation de travail ou de formation, suivi par un addictologue, 70 heures de travail d’intérêt général, interdiction de contact avec les victimes et de paraître à leur domicile, interdiction de fréquenter les débits de boisson et de porter une arme pendant cinq ans. Le fusil à pompe a été confisqué. La victime se verra verser 500 euros.





