Le Lotois de 26 ans a été formé à l’Entente Vélo Bretenoux-Biars.
Originaire de Gagnac-sur-Cère, le Lotois Clément Braz Afonso est 50e du classement général (à 9’45 du maillot jaune Jonas Vingegaard) au départ de la 3e étape du Tour de France 2026 qui s’élance ce lundi 6 juillet à 12 h 20 de Granollers (région de Barcelone) en direction de la station des Angles, dans les Pyrénées-Orientales. Un premier rendez-vous de montagne qui se déroulera dans des conditions particulières en raison des incendies qui ravagent le département (pas de public ni de caravane).
Cette entrée sur le territoire national, Clément Braz Afonso l’imaginait sans doute différemment. Mais il faudra composer. Le Lotois est à la fois là pour apprendre et aider aux performances de son équipe, Groupama-FDJ, et sur son compte Instagram, hier, il dressait un premier bilan à la fois positif… et émerveillé. « Deux journées sur le Tour, deux Top 10 pour l’équipe et déjà le plein d’émotions. Ce monde, ce bruit au bord des routes, c’est fou ! Et demain, on arrive en France ! »
De fait, lors du contre-la-montre par équipes inaugural, samedi, si le team Groupama-FDJ a signé une excellente 8e place (sur 23), le groupe a perdu un coureur pour cause de chute, Clément Berthet, souffrant d’une commotion cérébrale et qui a dû abandonner… « Un coup dur, évidemment. On avait fait toute la préparation ensemble. Je pense à lui, et désormais, nous allons tout faire pour qu’il soit fier de nous… » a réagi en substance Clément Braz Afonso.
Dimanche soir, au terme de la seconde étape (où son co-équiper Romain Grégoire s’est classé 7e, devancé au sprint), le Lotois ne cherchait pas d’excuse. « C’était rapide, j’ai beaucoup subi alors que majoritairement, les coureurs sont encore frais. Le circuit final, je le connaissais bien pour l’avoir déjà emprunté lors du tour de Catalogne. J’ai tenu lors du premier passage, j’ai craqué lors du second. J’avais l’impression d’être à fond, mais je ne récupérais pas. J’espère que les jambes seront meilleures un peu plus tard. S’il y a enfin une chose que je dois retenir, c’est le public. Même au milieu de nulle part, il y du monde, il y a du bruit. Et dans le circuit, sur trois lignées, les gens nous encourageaient, le public est énorme. C’est incroyable, c’est le Tour de France… »
> Un puncheur qui « peut faire mouche »
Dans les Pyrénées, malgré la canicule, Clément Braz Afonso sera observé. Considéré comme un bon grimpeur et puncheur (1 m 63, 50 kg), le Français originaire du Quercy a débuté le cyclisme assez tardivement. Sa première licence, il l’a signée à 15 ans à l’Entente Vélo Bretenoux-Biars où fut formé en son temps Davud Moncoutié ! Il engrange ses premiers bouquets, et surtout, demeure un excellent élève. Après de premiers succès chez les juniors, Clément signe en 2018 à l’UV Aube-Club Champagne Charlott’ (Troyes) et entame dans l’Aube des études d’ingénieur. Il passe ensuite dans divers clubs amateurs réputés tout en suivant son cursus universitaire. Il ne passe professionnel qu’en 2024, chez CIC-U Nantes Atlantique d’abord puis chez Groupama-FDJ en 2025.
23e du Critérium du Dauphiné et 5e de la 16e étape du Tour d’Espagne en 2025, Clément a entamé 2026 avec une prometteuse 16e place sur la course à étapes italienne Tirreno-Adriatico au printemps, et une 8e place sur le Tour d’Andalousie. Pour nos confrères d’Europe 1, à la fois jeune et mâture, le Lotois pourrait être une des bonnes surprises du Tour 2026 : « Meilleur grimpeur du dernier Tour Auvergne – Rhône-Alpes, Clément Braz Afonso a confirmé cette saison les qualités entrevues l’an dernier pour sa première année chez Groupama-FDJ. Sur un Tour de France très montagneux où son équipe n’a pas réellement de leader attitré, son profil peut faire mouche. Il n’aura pas forcément la pression du classement général, mais il pourrait être un candidat sérieux aux échappées en altitude, voire au maillot à pois si les circonstances de course lui sourient. » C’est tout le mal qu’on lui souhaite. Ses supporters d’ici pourront aller l’encourager le 11 juillet lors de l’étape Périgueux-Bergerac en Dordogne et le 12, lors de Malemort-Ussel, en Corrèze.
Ph.M.





