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Ce samedi 9 mars 2024, c’est le grand jour pour les pêcheurs lotois !


Interview du directeur de la fédération avant l’ouverture de la truite. 

S’il y a une date que les pêcheurs lotois ne sont pas près d’oublier, c’est bien l’ouverture de la pêche à la truite ! Le rendez-vous est pris pour le 9 mars 2024 dès 6 h 51 ! L’ouverture c’est avant tout l’occasion pour les pêcheurs de passer un bon moment en famille ou entre amis, de profiter du renouveau, du printemps et de la nature ! C’est aussi l’occasion pour les spécialistes de se remettre à fond dans leur passion et mettre à jour le matériel qui sera mis à rude épreuve durant toute la saison !  Si à la fin de l’été 2023, les conditions climatiques furent extrêmes avec une période plutôt sèche et très chaude, les régulières pluies de l’automne et de l’hiver ont progressivement rechargé les nappes souterraines. Les débits des cours d’eau sont de nouveau largement satisfaisants et offrent de nombreuses possibilités à tous les pêcheurs lotois. « Si par le passé nous avons connu des régimes hivernaux secs, cette année, il y a de l’eau dans les cours d’eau » souligne Patrick Ruffié, président de la fédération de pêche du Lot. « À chaque fois que je regarde une rivière ou que je passe sur un pont, j’ai envie d’y tremper un fil ! Je ne pense pas être le seul dans ce cas et qu’il en va de même pour les quelque 13 000 pêcheurs Lotois » confie-t-il avant de laisser la parole à Patrice Jaubert, le directeur qui a répondu à nos questions. 

> M. : en tant que directeur de la fédération, pouvez-vous nous éclairer sur les populations de truites dans le département ?

P.J. : depuis de nombreuses années nous avons mis en place un large réseau de suivis des populations piscicoles. Nous réalisons une cinquantaine de pêches électriques tous les ans. Il s’agit d’une méthode non létale et sans incidence pour les poissons et qui nous permet de réaliser des inventaires fiables et précis. Ainsi nous pouvons suivre l’évolution des populations, mais nous avons également pu caractériser génétiquement les souches de truites sur chaque bassin versant. Nous avons de très belles populations de truites autochtones dans le département, notamment dans le Ségala, au nord-est. Nous prenons souvent pour exemple la Bave et ses affluents, le Mamoul, également les affluents du Célé comme le Veyre ou le Bervezou pour parler des cours d’eau fonctionnels. En 2023 encore, nous avons inventorié énormément de truitelles de l’année, aussi appelées « 0+ » dans le jargon des techniciens, les individus n’ayant pas encore 1 an. L’abondance de juvéniles témoigne à la fois de la résilience de ces milieux et à la fois de leur intérêt biologique et halieutique. A ces cours d’eau viennent s’ajouter les grands milieux que sont le Célé, la Cère et la Dordogne dont la réputation n’est plus à faire. La Dordogne attire à elle seule de nombreux pêcheurs sportifs venus de toute la France.  Au sud du département, notamment sur le bassin versant du Lot, nous avons de très intéressants cours d’eau à prospecter. Le Vers, la Rauze, le Vert et la Masse pour ne citer que les principaux. Sur ces ruisseaux, dont le contexte est dit « intermédiaire », il y a présence de truites « sauvages » mais il y a également des déversements afin de répondre au mieux à la pression de pêche. Ces milieux atypiques sont souvent caractéristiques car alimentés par des sources de réseaux karstiques avec une eau cristalline, des formations tuffeuses et de profondes vasques où il est fabuleux de faire évoluer un leurre ! 

> M. : quels conseils auriez-vous à donner à un débutant qui voudrait faire sa 1ère ouverture ? 

P.J. : nous sommes toujours très heureux d’accueillir de nouveaux pêcheurs dans nos rangs ! Nous menons dans cet objectif de nombreuses actions de promotion de la pêche, particulièrement auprès des jeunes Lotois. 2000 jeunes sont initiés tous les ans à la pêche via notre Pôle Départemental d’Initiation au Loisir Pêche. Pour l’ouverture, nous conseillons aux débutants de se tourner vers les plans d’eau où des truites sont déversées par nos associations. C’est le cas sur plus de 30 sites dans le département, dont Catus, Caillac, Laumel à Gourdon, Lacapelle-Marival ou encore le Tolerme. Les débutants peuvent aussi se tourner vers des parcours en eaux vives type cours d’eau de 1ère catégorie dont certains font l’objet d’un entretien léger des rives et de déversements en truites issues de note pisciculture. Nous pensons notamment à l’Alzou, au Céou, à la Borrèze, au Vers entre les villages de Vers et de Saint Martin de Vers, ou du Vert entre Castelfranc et Gigouzac par exemple. La pêche en cours d’eau est tout de même plus technique qu’en plan d’eau. Le pêcheur évolue dans un milieu sauvage, souvent encombré par la végétation et où une bonne « lecture de l’eau » et une maitrise des techniques de pêche au toc ou au leurre sont nécessaires. Les nouveaux pêcheurs peuvent également faire appel aux compétences d’un guide de pêche. Nous travaillons en partenariat avec 7 d’entre eux. Ces guides sont des professionnels diplômés qui s’adaptent et répondent à tous les profils et toutes les requêtes. Recourir aux services d’un guide permet souvent de gagner énormément de temps en prenant rapidement de l’assurance.

> M. : vous avez fait allusion à 2 types de classements, les 1ères catégories et les secondes catégories, pouvez expliquer à nos lecteurs la différence entre les deux ?

P.J. : il s’agit là d’un classement piscicole réglementaire fondamental. Pour faire simple, les 1ères catégories piscicoles concernent les cours d’eau où les populations de truites sont dominantes. Sur ces rivières-là, la pêche est totalement fermée en dehors de la période d’ouverture de la truite (mars à septembre). Les secondes catégories concernent les cours d’eau où le groupe dominant est constitué de cyprinidés et de poissons carnassiers. Bien qu’il existe une période de fermeture pour la pêche du brochet, du sandre, du black-bass, de la perche et de la truite, la pêche des poissons blancs (carpes, gardons, goujons, ablettes…) y est possible toute l’année. 

> M. : est-il possible de rencontrer des truites en seconde catégorie ?

P.J. : oui c’est tout à fait possible, certains cours d’eau de seconde catégorie répondent encore aux exigences biologiques de la truite, particulièrement au niveau de la température et du taux d’oxygène. C’est le cas de la Dordogne Lotoise, du Célé et de la Cère aval ! Ces derniers sont très prisés des pêcheurs de truites à la recherche de spécimens. Attention tout de même, sur ces rivières, comme sur les plans d’eau de seconde catégorie, avant l’ouverture de la pêche des carnassiers le 27 avril, il est interdit de pêcher aux leurres (cuillères, poissons nageurs…) ou au vif. 

> M. : si vous deviez conseiller un pêcheur à la recherche de truites sauvages, vers quel secteur l’orienterez-vous ?

P.J. : notre département offre des sites de grande richesse, nos études sur la génétique des populations l’ont démontré il y a quelques années. Les pêcheurs ont donc un vaste choix pour traquer les truites sauvages. Depuis de nombreuses années, beaucoup de cours d’eau sont placés en « gestion patrimoniale ». Sur ces milieux sauvages et préservés, aucun déversement de truite n’y est effectué afin de préserver les souches ancestrales autochtones. En effet, les populations de truites accomplissent naturellement leur cycle biologique sur ces cours d’eau dits « fonctionnels ». C’est le cas de la Bave et de ses affluents (Tolerme, Mamoul, etc.), des affluents du Célé amont comme le Veyre, le Bervezou, ou dans d’autres cours d’eau du Ségala. Ces ruisseaux sont un terrain de jeu parfait pour les pêcheurs en quête de truites natives. 

> Pense-bête pour passer une bonne ouverture :  

– Pensez à vous procurer la carte de pêche 2024

– L’heure légale de pêche est fixé à 6 h 51 le matin et 19 h 20 le soir

– La taille minimale de capture de la fario est de 20 cm, 23 cm ou 30 cm selon le cours d’eau

– La taille minimale de capture de l’arc-en-ciel est de 20 cm partout

– Le prélèvement maximum autorisé est de 5 truites par jour et par pêcheur

– Le nombre de cannes autorisé par pêcheur est de 1 en cours d’eau de 1ère catégorie et de 2 en plans d’eau

– L’utilisation d’asticots est interdite en 1ère catégorie

– L’utilisation de leurres est interdite en seconde catégorie avant le 27 avril

– Prévoyez un casse-croûte digne de ce nom ! De la bonne humeur, de la convivialité et pensez à respecter la nature et les propriétés riveraines des cours d’eau.

> Pour toute autre information, rendez-vous sur www.pechelot.com

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