Gastronomie, bibliophilie d’exception, artisanat du livre et surprises éditoriales sont au menu.
On en a déjà l’eau à la bouche ! Le Salon du Livre Ancien et Moderne 2026 reprend ses quartiers à l’espace Valentré ces 5 et 6 septembre avec un menu d’enfer proposé par l’association Le Temps du Livre et 20 libraires d’ici et d’ailleurs : Gastronomie (fil rouge choisi à l’occasion du bicentenaire de la mort de Brillat-Savarin), bibliophilie d’exception, artisanat du livre et surprises éditoriales.
Le clou de cette 28e édition sera sans nul doute la conférence de Jean-Marc Stébé, professeur émérite de sociologie à l’Université de Lorraine, qui prendra la parole le dimanche 6 septembre à 15 h. Sociologue et gastronome éclairé, il retracera l’histoire de la cuisine française à travers le prisme des sciences sociales.
Le salon est aussi l’occasion rêvée de croiser des objets livresques hors du commun. Parmi les pièces présentées cette année :
– Un exemplaire impérial d’une insigne rareté
La Librairie des Colporteurs (Grézillac, Gironde) présentera une édition originale du Système pénitentiaire d’Almire-René-Jacques Lepelletier de la Sarthe (Monnoyer, 1853), l’une des premières synthèses françaises sur le monde carcéral, illustrée de quatre lithographies de bagnards dessinées d’après nature. L’exemplaire se distingue par une luxueuse reliure de l’époque en chagrin noir aux armes de l’Impératrice Eugénie, exécutée par Alexandre Despierres, relieur de l’Empereur — une pièce de provenance impériale rarissime.
– Une lettre pour une reine déchue
La librairie Mots d’Hippo (Montauban) proposera Les Grandes Dames d’Arsène Houssaye (Dentu, 1874), exemplaire sur grand papier en plein maroquin rouge au chiffre couronné d’Isabelle II d’Espagne, enrichi d’un long poème autographe adressé directement à la souveraine. La formule : « l’orage passera, l’Espagne qui vous aime vous attend » lui confère une dimension historique saisissante au regard de la révolution de 1868.
– Un manuel de confiserie du XVIIIe siècle
Sur le stand de la librairie Anagramme (Gignac), le Traité de confiture anonyme (J. Neaulme, 1721) – deuxième et rare édition d’un manuel couvrant confitures sèches et liquides, compotes, sirops, dragées et massepains – ravira les amateurs de gastronomie historique.
> La librairie invitée est la Librairie Koegui de Bayonne et l’éditeur qui présentera ses publications est un local de l’étape : les éditions Edicausse de Gilles Chevriau.
> Les artisans d’art ne seront pas en reste :
– Aya Kōbō — Gravure entre Japon et Quercy
Formée aux techniques traditionnelles de l’estampe (eau-forte, aquatinte, pointe sèche), Mélissa Pelazza grave ses plaques de cuivre à la main dans son atelier périgourdin. Son univers, entre folklore nippon, Pop Art et Art Nouveau, produit des estampes au trait précis et sensible. Bonus : elle proposera aux visiteurs de s’initier aux techniques de gravure et de repartir avec leur propre création.
– Marianne Peter — Les festins colorés du papier
Depuis des années, Marianne Peter perpétue l’art ancestral du papier marbré, technique venue d’Orient par la route de la soie et arrivée en France au XVIIe siècle. Ses papiers « peignés » et « cailloutés », créés selon un geste millénaire, ornent les plus belles reliures et sont recherchés par les restaurateurs de livres anciens du monde entier. Observer Marianne Peter à l’œuvre, c’est assister à un spectacle de couleurs qui, posées sur la gomme, s’étendent, se déplacent à la baguette et forment des vagues chatoyantes aux fins déliés qui jamais ne se mélangent. Un moment de magie à ne pas rater.
– Jean-Pierre Gouy — Maître de la pâte à papier
Avant le bois, avant la cellulose industrielle, il y avait le chiffon. Depuis plus de 45 ans, Jean-Pierre Gouy fabrique à la main des papiers de lin, chanvre et coton selon une technique vieille de deux millénaires, garantissant plus de cinq cents ans de conservation. Un savoir-faire incompatible avec l’industrie moderne, et une rencontre rare pour les amateurs de beau papier.
– Béatrice Jaques — Reliure traditionnelle
Ancienne libraire reconvertie en relieuse, Béatrice Jaques s’est spécialisée dans la reliure traditionnelle en respectant les techniques et matériaux anciens (papier marbré, cuir, papier chiffon). Son atelier à Cahors, autrefois occupé par un imprimeur et un relieur, est un lieu chargé d’histoire et de sens.
> Comme chaque année, le Salon propose à ses visiteurs de tenter leur chance pour remporter 100 euros en bons d’achat à dépenser librement sur le salon. Il suffit de remplir le bulletin de participation disponible à l’entrée et de le glisser dans l’urne. Le tirage au sort aura lieu le dimanche 6 septembre à 17 h.
> Pour célébrer le bicentenaire de la disparition de Jean-Anthelme Brillat-Savarin (1755–1826), le Salon a réalisé 5 marque-pages différents en tirage limité haut de gamme, chacun tiré à 400 exemplaires seulement. Mis à disposition gratuitement sur les stands, ils constitueront la pièce de collection de cette 28e édition. Les plus assidus partiront à la chasse pour réunir le kit souvenir complet.
Date : Samedi 5 et dimanche 6 septembre 2026
Horaires : Samedi 10 h–18 h • Dimanche 10 h–18 h
Lieu : Espace Valentré, Allée des soupirs
Entrée : Gratuite
Conférence : Dimanche 6 septembre à 15 h — Jean-Marc Stébé « La Gastronomie : de l’écuelle
aux étoiles »
Tirage au sort : Dimanche 6 septembre à 17 h — 100 euros de bons d’achat à gagner





