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Cahors : Retour sur la manifestation de la Coordination Rurale du Lot

Une délégation composée du président de la Chambre d’agriculture du Lot ainsi que de représentants de la FDSEA, des Jeunes Agriculteurs (JA), de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne a été reçue par la préfète. 

Le 28 juillet, la Coordination Rurale du Lot avait appelé à manifester devant la préfecture, place Chapou, à Cahors. « À notre demande, la préfète du Lot, accompagnée des sous-préfets d’arrondissement et du directeur adjoint de la Direction départementale des territoires (DDT), a reçu une délégation afin d’échanger sur les difficultés auxquelles sont confrontées les exploitations agricoles dans un contexte de sécheresse exceptionnelle. Nous avons accepté d’être reçus avec les autres syndicats agricoles ainsi qu’avec le président de la Chambre d’agriculture du Lot, qui ont rejoint notre manifestation. Nos demandes ont été écoutées et, nous l’espérons, seront entendues. Face aux aléas climatiques et aux mauvaises récoltes, nous avons demandé la mise en place d’aides de l’État pour pallier le manque de fourrage, faire face aux difficultés d’abreuvement des animaux, soulager les trésoreries et permettre aux exploitations agricoles de traverser les mois à venir avec davantage de sérénité. La préfète a exprimé sa compréhension. L’État se dit pleinement conscient de cette situation et affirme rester mobilisé à nos côtés. Concernant la gestion de l’eau, les services de l’État indiquent suivre en permanence l’évolution de la situation afin d’adapter les mesures de gestion de la ressource, dans le but de préserver les usages essentiels tout en tenant compte des besoins de l’agriculture. Il y a possibilité pour certaines cultures, notamment le maïs semence, d’obtenir des dérogations afin de terminer les 15 jours d’arrosage manquants. La préfète a également rappelé que l’ensemble des dispositifs mobilisables serait mis en œuvre pour accompagner les exploitations les plus en difficulté. Les services de l’État se disent prêts à accompagner individuellement les exploitants confrontés à des difficultés économiques et sociales en mobilisant les dispositifs existants et se mobilisent également pour le dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB), les reports ou aménagements de certaines échéances fiscales et sociales, ainsi que les dispositifs d’accompagnement des exploitations en difficulté. Ils travailleront aussi avec la MSA, les services fiscaux, la Chambre d’agriculture, les banques afin de rechercher toutes les solutions susceptibles de répondre aux situations les plus critiques. La préfète a également indiqué qu’un travail d’évaluation est engagé avec les services de l’État, les Chambres d’agriculture et les organisations professionnelles agricoles (OPA) afin de recenser les pertes de rendement et de récolte constatées sur le territoire. Ces éléments seront ensuite transmis aux niveaux régional et national afin d’alimenter les travaux en cours et de permettre la mise en place de réponses adaptées. Elle a également rappelé que la ministre de l’Agriculture travaille actuellement à l’élaboration d’un plan d’aide au monde agricole destiné à répondre à cette crise. Les premières mesures sont attendues dès le mois d’août. Ce plan devra apporter des réponses d’urgence, notamment concernant les fourrages, les semences et les engrais. Au mois de septembre, un travail sera engagé avec les OPA, la Chambre d’agriculture et les autres acteurs concernés afin d’identifier des projets de retenues collinaires susceptibles de renforcer durablement la résilience du territoire face aux épisodes de sécheresse. Consciente que certaines réponses relèvent du niveau national, notamment notre demande d’un impôt de solidarité face à la sécheresse, comme cela avait été mis en place en 1976, la préfète a indiqué qu’elle poursuivrait les échanges afin que les préoccupations exprimées par les agriculteurs du Lot soient pleinement prises en compte. » a expliqué Clément Desport, co-président de la CR46, avant de conclure : « Nous déplorons toutefois l’absence des responsables politiques lors de cette rencontre. Comme trop souvent, ils étaient absents et ne remplissent pas le rôle que les citoyens leur ont confié. Nous attendons désormais les annonces de Mme la ministre au mois d’août et nous serons vigilants à ce qu’elles soient à la hauteur de nos attentes et cohérentes avec les demandes que nous avons portées pour notre territoire. La Coordination Rurale du Lot agit depuis toujours avec ouverture, au service de tous les agriculteurs. Nous regrettons que certains oublient de reconnaître notre rôle, alors que nous sommes à l’origine de cette mobilisation, de cette rencontre et des demandes portées auprès de la préfecture. »

> La préfecture du Lot communique : « À la suite de la manifestation organisée à l’initiative de la Coordination Rurale du Lot devant la préfecture, la préfète du Lot, accompagnée de l’ensemble des sous préfets d’arrondissement et du directeur adjoint de la Direction Départementale des Territoires (DDT), a reçu une délégation composée du président de la Chambre d’agriculture du Lot ainsi que de représentants de la FDSEA, des Jeunes Agriculteurs (JA), de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne, afin d’échanger sur les difficultés auxquelles sont confrontées les exploitations agricoles dans un contexte de sécheresse exceptionnelle. La présence de l’ensemble des sous-préfets d’arrondissement aux côtés de la préfète témoigne de la mobilisation collective des services de l’État pour accompagner le monde agricole au plus près des réalités du terrain. Cette rencontre s’est tenue dans un climat d’écoute, de dialogue et de recherche de solutions. Les représentants des organisations professionnelles agricoles ont pu exprimer les inquiétudes du monde agricole face à une situation qui affecte durement les exploitations : baisse des rendements, manque de fourrages, difficultés d’abreuvement des animaux, tensions sur la trésorerie et incertitudes pour les mois à venir. La préfète a tenu à redire sa pleine compréhension des difficultés rencontrées. Derrière les chiffres, ce sont des femmes et des hommes qui voient leur travail fragilisé par des conditions climatiques particulièrement éprouvantes. L’État est pleinement conscient de cette réalité et demeure mobilisé à leurs côtés. Depuis plusieurs semaines, les services de l’État suivent quotidiennement l’évolution de la situation hydrologique et agricole du département. Les mesures de gestion de la ressource en eau sont adaptées en continu afin de préserver les usages essentiels tout en tenant compte des besoins de l’agriculture.

Au cours des échanges, la préfète a rappelé que l’ensemble des dispositifs mobilisables sera mis en œuvre pour accompagner les exploitations les plus en difficulté. Les services de l’État sont pleinement mobilisés pour :

– accompagner individuellement les exploitants confrontés à des difficultés économiques ou sociales ;

– mobiliser les dispositifs de soutien existants, notamment les dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties, les reports ou aménagements de certaines échéances fiscales et sociales, ainsi que les dispositifs d’accompagnement des exploitations en difficulté ;

– travailler en lien étroit avec la Mutualité Sociale Agricole (MSA), les services fiscaux, la Chambre d’agriculture, les établissements bancaires et l’ensemble des partenaires afin de rechercher toutes les solutions susceptibles de répondre aux situations les plus critiques.

La préfète a également indiqué qu’un travail d’évaluation est engagé sans délai avec les services de l’État, la Chambre d’agriculture et les organisations professionnelles agricoles afin d’objectiver, dans les meilleurs délais, les pertes de rendements et de récoltes constatées sur le territoire. Ces éléments seront consolidés et transmis rapidement aux niveaux régional et national afin d’alimenter les travaux engagés et de permettre la mobilisation des réponses les plus adaptées. 

Elle a enfin rappelé que la Ministre de l’Agriculture travaille actuellement à l’élaboration d’un plan d’aide au monde agricole destiné à répondre à la crise, dont les premières mesures sont attendues dès le mois d’août. Ce plan a vocation à apporter des réponses à l’urgence immédiate, notamment en matière de fourrages, de semences et d’engrais, afin de soutenir les exploitations les plus touchées et de préparer les prochaines campagnes dans les meilleures conditions possibles. 

Au-delà des réponses à l’urgence, la préfète a annoncé qu’un travail sera engagé dès le mois de septembre avec les organisations professionnelles agricoles, la Chambre d’agriculture et l’ensemble des acteurs concernés afin d’identifier les projets de retenues d’eau collinaires susceptibles de renforcer durablement la résilience du territoire face aux épisodes de sécheresse.

Cette démarche s’inscrira dans une logique de concertation et de recherche de solutions adaptées aux réalités du territoire, conciliant les enjeux agricoles, environnementaux et de préservation de la ressource en eau.

La préfète a réaffirmé sa volonté d’agir avec pragmatisme, réactivité et agilité. Chaque situation mérite d’être examinée avec attention afin d’identifier toutes les marges de manœuvre possibles et d’apporter des réponses concrètes dans les meilleurs délais. Consciente que certaines réponses relèvent du niveau national, elle poursuivra les échanges avec les organisations professionnelles agricoles afin que les préoccupations exprimées par les agriculteurs du Lot soient pleinement prises en compte. Les services de l’État poursuivront leur travail aux côtés de l’ensemble des acteurs du monde agricole afin d’adapter les réponses à l’évolution de la situation et d’accompagner les exploitations confrontées à cette crise exceptionnelle. 

La préfète salue enfin le sens des responsabilités dont ont fait preuve les représentants des organisations professionnelles agricoles au cours de cette mobilisation. Dans cette période de crise, le dialogue, la confiance et la recherche de solutions demeurent les conditions essentielles pour accompagner durablement le monde agricole. »

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