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Cahors : « N’oublions pas, n’oublions jamais » la Libération 


La cérémonie du 78ème anniversaire de la Libération de la ville a eu lieu ce 17 août. 

« A la mémoire des 400 FFI lotois morts au combat, des 290 lotois morts en déportation, des 164 victimes civiles, et des 55 disparus ». Ce 17 août, la cérémonie du 78ème anniversaire de la Libération de Cahors s’est déroulée sur le parvis de l’hôtel de ville. « Dans le Lot, sur la tombe de Margueritte Moreno à Duravel, il est écrit : « C’est l’oubli des vivants qui fait mourir les morts « . N’oublions pas, n’oublions jamais. C’est toujours un moment émouvant de se retrouver, pour commémorer le souvenir de la Libération de Cahors, et rendre hommage à tous les combattants de l’ombre, comme à toutes ces femmes, tous ces hommes, victimes civiles, décédés pendant cette période de notre Histoire, la Seconde guerre mondiale. Rendons hommage aussi, à tous ces anonymes qui surent accueillir, aider, protéger, cacher, au péril de leur vie, d’autres êtres humains parce qu’ils étaient pourchassés, voués à une mort certaine, ou à la déportation. N’oublions jamais » a déclaré, en préambule de la manifestation, Renée Soulié, présidente du musée de la Résistance, de la Déportation et de la Libération. Jean-Marc Vayssouze, maire de la ville, a pris le relais : « Cette date, ce 17 août, est à Cahors et pour Cahors une journée singulière. Il y a 78 ans, elle marquait sa libération. Jour pour jour, presque à cette même heure, la ville se délivre de la présence de l’occupant. Aux portes de la cité, les unités de la Résistance prennent position. Elles sont prêtes à combattre pour chasser l’ennemi d’un territoire assiégé qu’il finit par quitter à la mi-journée. Dans la soirée, les résistants entrent dans la ville et reprennent leur place au sein des institutions. Leurs pas résonnent encore dans nos cœurs et nous rappellent leur lutte, la force de leur courage et le prix de leur sacrifice pour servir une seule volonté, recouvrer pour leur patrie, honneur et liberté.  Des pas suivis d’un long silence parmi une population encore meurtrie, certes épargnée des destructions, mais toujours assommée par ces longs mois écoulés, incrédule devant un avenir à reconstruire, inquiète pour ces lendemains à réinventer.  Des pas et un silence suivis de moments de liesse à jamais gravés dans la mémoire commune de notre cité, offrant une lueur d’espoir à ses habitants. Des instants de retrouvailles et de légèreté, comme une parenthèse dans un pays toujours en guerre, un nouvel élan donné à toutes celles et tous ceux déterminés à poursuivre la lutte partout où elle doit encore être menée. Ces résistants, combattants de l’ombre, ne nous sont pas étrangers. Ils sont nos parents, nos grands-parents. De leurs voix nous avons appris cette Histoire, de leurs combats nous sommes les héritiers. Devenus à notre tour passeurs de mémoire, nous répondons ici-même à ce devoir essentiel consistant à transmettre aux futures générations le souvenir de ces événements tragiques. Les contemporains de cette période nous quittent peu à peu. Certains d’entre nous ont eu la chance d’entendre leurs récits et d’imaginer leurs tourments. Des souvenirs rappelés avec retenue et émotion par les auteurs de ces actes, mais aussi par celles et ceux qui par leurs convictions, leur contestation silencieuse et non moins courageuse, se sont opposés et nous ont libérés. Ils nous ont décrit ces années sombres de leur vie et ces batailles, actions de bravoure, de sabotages, de renseignements et de sauvetages, qui font aujourd’hui notre fierté. Ils n’ont pas passé sous silence d’autres faits, commis par l’Etat Français et toute une partie de la population, qui ont à jamais entaché l’honneur de la France, mais qu’il nous faut tout autant connaître et transmettre aux futures générations. Attentifs à répondre à ce devoir de mémoire, Cahors et le Lot pourront très bientôt renouer avec l’un de ces emblématiques musées, celui de la Résistance et de la Déportation. Installé depuis 30 ans au cœur de la cité, cet équipement qui nous est précieux recouvrera, après quelques années de fermeture, toute l’importance qui lui revient au sein de cette place d’armes. Grâce à la mobilisation des bénévoles et au travail d’une équipe de professionnels mobilisés ces dernières années pour mener à bien différentes missions, nous pouvons désormais nous lancer dans un autre chantier, dernière étape avant la réouverture. Celui qui consiste à établir, avec l’aide des deux comités dédiés, le projet scientifique et culturel du nouveau musée.  Tous ces témoignages, photos, objets et récits du passé, prendront ainsi place à l’étage du cinéma, sur un plateau de 300 m2, valorisés par une muséographie contemporaine, dotés d’outils modernisés. Fort de l’engagement de l’association du Musée et de nos partenaires au premier rang desquels le Département du Lot, que je tiens ici à remercier, ce projet est une occasion unique de pérenniser cet établissement au cœur de la cité. Une intention qui se concrétisera dans les toutes prochaines années, symbolisant l’attachement et le respect que nous portons à ce précieux héritage. » Et de conclure en évoquant l’actualité : «  Il est une phrase prononcée par une grande dame récemment honorée que je voudrais maintenant rappeler : « J’ai voulu m’éloigner de ceux qui croyaient à la cruauté, alors je suis allée en France, terre de vraie liberté, de démocratie, d’égalité et de fraternité ». Ces mots sont ceux de Joséphine Baker qui avait honoré de sa présence la fête de la Libération de Cahors en 1956. Entrée au panthéon l’an dernier, artiste, résistante et femme engagée, elle représentait l’espoir et le rêve d’une fraternité universelle. Des mots qui nous honorent et nous obligent, une phrase d’une particulière actualité, résumant parfaitement le défi qu’il nous appartient aujourd’hui de relever. Près de 80 ans après ce conflit, malgré la lutte de nos prédécesseurs, leur sacrifice et la mobilisation de tous les chefs d’Etat qui se sont succédés en Europe depuis les années 50, nous traversons une période de tous les dangers. En cette année 2022, alors qu’en bien des pays le contexte économique, social et politique s’était peu à peu durci, une nouvelle étape est désormais franchie. Elle rend de nouveau possibles les actes de terreur et de barbarie.  Une partie de notre continent revit les bombardements, l’exode et les combats. Femmes, enfants, anciens, personne n’est épargné. Dans cette région pas si éloignée, son sol déjà meurtri par les conflits du siècle dernier est de nouveau impacté, ses bâtiments éventrés, des territoires entièrement détruits. Des zones de combats où le ciel est de nouveau noirci de missiles. Des villes et des campagnes dont le quotidien est rythmé par les sirènes et les rapides mises aux abris. Placés devant cette triste réalité, il nous revient à notre tour de résister. Nous ne parlons plus d’un passé mais de notre société actuelle et d’un monde en construction que nous transmettrons à notre tour à nos enfants. Il s’agit bien de notre honneur et de la part de l’Histoire que nous laisserons à la postérité. Car chacun d’entre nous a son rôle à jouer. En ne détournant pas notre regard, en restant lucide et éclairé pour demeurer en capacité de dénoncer les atteintes à cette liberté si chèrement acquise. En appelant de tous nos vœux et en y participant autant que possible, le rétablissement de la paix dans les pays où elle est si cruellement et injustement confisquée. » La cérémonie s’est poursuivie par le dépôt de gerbes devant le monument de la Résistance. La Marseillaise a retenti signifiant la fin de ce moment de commémoration. 

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