Retour sur la cérémonie de ce 24 novembre 2025.
Ce lundi 24 novembre 2025, l’’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Cahors a été inaugurée en présence de Claire Raulin, préfète du Lot, Jean-Luc Marx, maire de Cahors et président du conseil de surveillance du centre hospitalier, Marie Piqué, Conseillère régionale, Jean-Marc Vayssouze-Faure sénateur, Aurélien Pradié, député, Maryse Maury, vice-présidente du Département, Quentin Delacour, directeur départemental de l’ARS, Sonia Neurrisse, directrice générale de l’hôpital, et du Dr Thierry Debreux, président de la commission médicale d’établissement. « Je souhaite évoquer le Dr Joëlle Cazaban qui a monté une équipe mobile de soins palliatifs il y a quelques années et qui a su diffuser cette culture palliative, cette approche du soins dans sa globalité pour permettre au patient et son entourage d’être au cœur du projet dans les meilleurs dispositions alors même que l’espoir de guérison est perdu. Elle a marqué le début de cette histoire qui nous a conduit aujourd’hui à l’ouverture de cette unité. Avec le Dr Nathalie Chaoui, nous avons poursuivi ce travail en élaborant ce projet et nous avons reçu l’appui des soignants et de l’administration de l’établissement pour arriver à l’ouverture de cette unité. Les soins palliatifs restent des soins actifs avec la prise en charge de tous les symptômes d’inconfort secondaires à la maladie. Ils peuvent être importants, techniques mais ils restent toujours dans la juste mesure et le respect du patient et sa dignité. Cette unité, que nous inaugurons aujourd’hui, est un service de soins aigu qui a ouvert le 30 septembre 2024 avec l’arrivée du personnel qui participe à cette activité. Après une semaine de mise en place, d’organisation, nous avons reçu notre premier patient le 7 octobre 2024. Nous recevons des situations de fin de vie, mais aussi des séjours de crise pour certains patients qui présentent un symptôme d’inconfort important alors même que leur situation globale est plutôt stable, ou des séjours de répit qui permettent aux patients de récupérer ainsi que leur entourage ou leur équipe de soins de proximité. Cette activité est possible grâce aux locaux qui ont été restaurés à neuf avec un respect du cahier des charges qui nous donne un outil de travail particulièrement bien adapté et performant. Nous pouvons y trouver 7 chambres de patient, spacieuses permettant au proche de rester avec le patient s’il le souhaite. Nous trouvons une salle de soins adaptée, des bureaux médicaux et de psychologue au sein de l’unité. On trouve aussi au sein de cette unité un espace famille avec un espace jour et un espace nuit qui peut accueillir deux personnes qui peuvent rester proche du patient. Les soins de support ne sont pas laissés de côté puisqu’une pièce est dédiée à ces soins socio-esthétique, art-thérapie… L’USP a réussi également, au travers de dons et de participations multiples, à se doter d’une salle de balnéothérapie son et lumière pour tous les patients qui le souhaitent. Une belle salle de réunion ou formation permet de travailler en pluridisciplinarité et interdisciplinarité, aspect essentiel de notre discipline. Au sein de cette unité nous pouvons trouver une équipe motivée et performante qui est constituée de 8 infirmières, 8 aide-soignants, une cadre de santé, 3 ASH et 5 médecins avec des temps de travail variable. Cette organisation permet de travailler sereinement et avec respect du rythme du patient. Une astreinte médicale est assurée 24/24, 7/7 permettant un accompagnement complet du patient et de son entourage » a expliqué, lors de son discours, le Dr Thierry Meurie, chef de service.
« Cette unité est indispensable à notre département afin de compléter l’offre de prise en charge en soins palliatifs. Je tiens à remercier tous les professionnels de santé médicaux et soignants qui exercent auprès des patients et les accompagnent avec leur famille dans ces instants douloureux et angoissants. Le terme « d’équipe » à, dans ce service, tout son sens par sa pluridisciplinarité et la volonté d’un collectif qui rassure et apaise. Je remercie également les bénévoles dont la présence amène sérénité et humanité pour les patients et les familles. Le besoin de créer un lieu un lieu « cocon », une bulle moins hospitalière que nos autres unités a permis de faire aboutir cette belle réalisation architecturale. J’en remercie ici les équipes techniques et toute l’ingénierie qui a été déployée pour sa réalisation. Une pensée particulière pour Alain Cantaloube à la manœuvre avec son équipe. Cette unité existe donc grâce aux femmes et aux hommes, professionnels de santé mais aussi techniques, logistiques et administratifs, qui l’ont conçue et la font vivre au quotidien. Mais elle ne serait pas là sans l’aide et le soutien de I’ARS et de la région Occitanie qui ont financé 1,9 million d’euros sur un total de 2,7 millions d’euros de travaux. La vocation territoriale et départementale s’exprime aussi dans les nombreux mécènes qui nous ont aidés par leurs dons à compléter l’investissement avec des équipements de qualité qui font un peu oublier l’hôpital :
– la Fondation Yves Girouard qui a financé l’aménagement du salon des familles de l’unité à hauteur de 9 800 euros.
– Algolot et son président Thierry Meurie, qui a notamment recueilli les dons de 37 communes lotoises.
– Hôpital Sourire, notre partenaire de longue date, qui a financé 26 861 euros pour l’USP avec la baignoire Rhapsody ainsi que les dalles de plafond lumineuses avec le décor d’un ciel ensoleillé, à intensité variable. Un équipement très apprécié des patients, qui va au-delà de ce que prévoit le cahier des charges d’une USP.
– Le Rotary
Notre projet pour le début d’année 2026 est de passer de 7 à 9 lits et de mieux faire connaitre les prises en charge palliatives et les possibilités ouvertes par la loi Leonetti-Claeys » a déclaré Sonia Neurrisse.
Jean-Luc Marx et Marie Piqué ont fait part de leur fierté devant cette réalisation et ont salué l’investissement de chacun.
« C’est une grande étape qui a été franchie. Une étape pour la dignité, l’accompagnement des patients. C’est une chance d’avoir une équipe aussi forte, aussi soudée au sein de cette unité. En plus du mot collectif, j’utiliserai le mot solidarité. Du Lot jusqu’à Bruxelles via les financements européens, ce magnifique élan de solidarité a permis la réalisation de cette unité » a conclu Claire Raulin.
> Depuis l’ouverture, l’unité de soins palliatifs a accueilli 195 séjours.





