Entretien avec la tête de liste de la majorité municipale, « Au quotidien et pour demain ».
Avant le 1er tour des élections municipales, Medialot a proposé un entretien croisé aux candidats. Vivien Coste, candidat de la liste de la majorité municipale, « Au quotidien et pour demain », conclut la série.
> Medialot : à moins d’une semaine du 1er tour, dans quel état d’esprit vous situez-vous ?
Vivien Coste : comme depuis le premier jour de ma campagne et comme je le suis dans la vie, j’aborde cette dernière semaine avec combativité, humilité et sérieux.
> M. : comment s’est déroulée votre campagne ?
V.C. : au plus près des Cadurciens. Le maire est l’élu de proximité par excellence, un interlocuteur accessible. J’ai souhaité construire un lien de confiance avec les Cadurciens, rendre palpable mon attachement profond et sincère à Cahors, démontrer que l’expérience acquise était essentielle face à une complexité toujours plus grande, tout comme le renouvellement des idées et des hommes était indispensable pour éviter de s’enfermer dans des certitudes. Pour transmettre cette conviction et cette façon d’être, j’ai été quotidiennement au contact des Cadurciens. 1 500 personnes rencontrées en porte-à-porte, 600 Cadurciens rassemblés lors de 11 réunions publiques organisées dans chaque quartier, 646 réponses au questionnaire diffusé ou encore 150 participants aux trois ateliers de coconstruction de notre projet pour Cahors… cela traduit ma mobilisation, celle de mon équipe et celle des Cadurciens autour de nous.
> M. : quelles sont vos priorités pour Cahors et pensez-vous que vos propositions sont susceptibles d’y répondre ?
V.C. : j’aime à dire que Cahors n’est pas une île au milieu de l’océan. Elle finit par être atteinte par la marche du monde, plus tardivement qu’ailleurs et souvent moins intensément. Cependant, elle a à faire face à un certain nombre de défis nouveaux : la sécurité et la tranquillité publiques, le logement, la santé, le commerce et le stationnement ou encore l’adaptation de la ville au réchauffement climatique. Ces priorités sont partagées avec les Cadurciens. Elles donnent lieu à de nombreuses propositions qui démontrent que nous sommes des personnes ancrées sur le terrain et dans le quotidien et les réalités des Cadurciens. Des propositions qui parfois évoluent par rapport à ce que la majorité municipale a pu conduire jusqu’ici, preuve de ma capacité à m’adapter à un contexte qui change. Je pense notamment à l’introduction d’une heure de gratuité quotidienne du stationnement. Je serai également un maire attentif au poids de la fiscalité, à l’importance d’investir dans chacun de nos quartiers, tout comme je serai particulièrement mobilisé pour favoriser le développement économique et la création d’emplois. Je propose notamment de ne pas augmenter les taux d’imposition et d’exonérer temporairement de taxe foncière les propriétaires réalisant des travaux énergétiques d’ampleur. Au-delà, mon projet pour Cahors est organisé autour de 12 priorités et de 28 pages de propositions. Cela démontre notre volonté de nous atteler à tous les sujets. Cela démontre le sérieux du travail que nous avons conduit. Cela démontre le respect que nous avons pour cette ville, pour les Cadurciens et pour cette élection.
> M. comment abordez-vous ce scrutin, sa configuration à trois listes et l’adversité à laquelle vous avez à faire face ?
V.C. : avec sens des responsabilités tant je mesure ce qu’impliquent l’exercice du mandat de maire et la gestion d’une cité, si naturellement les Cadurciens m’accordent leur confiance. Avec humilité et respect pour l’adversaire aussi. Le débat démocratique a été apaisé, ce à quoi je suis particulièrement attaché. Les Cadurciens ont devant eux un choix clair. Celui que je propose d’abord : un projet patiemment construit, réaliste et utile au quotidien des habitants et à l’avenir de la ville. Un projet porté par une équipe riche de sa diversité de profils et d’horizons, largement ouverte à la société civile, au monde de l’entreprise, à l’engagement associatif et coopératif, à l’exercice libéral. Une liste rassemblée et unie autour de l’intérêt supérieur de la ville : notre seule boussole. Face à nous, j’ai la conviction que les listes en présence, mues par d’autres priorités, procèdent d’un choix plus aventureux pour l’avenir de notre ville. La liste LFI d’abord, fait de Cahors un simple terrain d’expression idéologique ; ce n’est pas ce dont Cahors a besoin. Quant à la liste de madame Jacques-Hureaux, de l’aveu même de l’intéressée, il a été très difficile pour elle de convaincre des colistiers de la rejoindre. L’absence de projet pour Cahors est tout de même particulièrement inquiétant. Mais en réalité, quelle que soit l’adversité, l’important consiste à convaincre les Cadurciens du sérieux et de la cohérence de notre équipe et de notre projet, c’est ce à quoi je me suis consacré avec patience et conviction pendant plusieurs mois.
> M. : un dernier mot ?
V.C. : j’invite les Cadurciens à se mobiliser et à nous accorder leur confiance dès le 1er tour, s’ils souhaitent faire bénéficier Cahors de la cohérence d’un projet, de l’engagement d’une équipe et d’un contexte apaisé indispensable à son avenir. Si vous m’accordez votre confiance, je m’engage à vous écouter et à avoir le courage de décider, à faire preuve de lucidité, sans jamais me résigner, à agir avec sérieux sans m’interdire d’innover. Je vous invite à faire le choix d’une équipe prête à servir Cahors « Au quotidien et pour demain. »





