Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Post Type Selectors
Search in posts
Search in pages

Cadmium : « Quand un risque est avéré, la responsabilité publique est d’agir » déclare Christophe Proença

Le député du Lot a voté en faveur d’une proposition de loi visant à réduire progressivement la présence de cadmium dans les engrais phosphatés.

Le 3 juin 2026, l’assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi visant à réduire progressivement la présence de cadmium dans les engrais phosphatés. Christophe Proença, député du Lot, a voté en faveur de ce texte. Le cancer du pancréas, comme d’autres cancers, touche aujourd’hui de trop nombreuses familles. Nous connaissons tous, dans notre entourage, des proches confrontés à la maladie. Les causes sont multiples, mais face à des risques sanitaires désormais largement documentés, la responsabilité des pouvoirs publics est d’agir.

« Sur le cadmium, nous ne sommes plus dans le seul principe de précaution. Les alertes scientifiques sont nombreuses et convergentes. Lorsqu’un risque pour la santé publique est identifié, notre devoir est de prendre nos responsabilités », a souligné Christophe Proença. 

Le cadmium est un métal lourd classé cancérogène pour l’Homme. Présent dans certains engrais phosphatés, il s’accumule progressivement dans les sols puis dans notre alimentation. De nombreux professionnels de santé alertent depuis plusieurs années sur les conséquences possibles de cette exposition chronique.

« L’histoire nous a montré que l’inaction a toujours un coût humain. Le plomb, l’amiante ou encore le chlordécone nous rappellent qu’attendre trop longtemps revient souvent à reconnaître trop tard des dommages que l’on aurait pu prévenir. »

La proposition de loi initiale prévoyait une interdiction beaucoup plus rapide des engrais concernés. Cette solution ne répondait pas aux réalités du terrain. Le texte finalement adopté repose sur un compromis transpartisan construit entre plusieurs groupes politiques, de la gauche à une partie de la droite républicaine, avec le soutien du gouvernement.

Le texte adopté fixe une trajectoire progressive de réduction du taux de cadmium dans les engrais : 40 mg/kg en 2027 puis 20 mg/kg en 2030.

Cette loi protège les agriculteurs qui sont les premiers exposés. Les alternatives existent déjà et le gouvernement s’est engagé à accompagner cette transition. Le député a expliqué qu’il veillera à ce que les engagements de l’Etat soient tenus, afin de ne pas faire peser sur nos agriculteurs une charge supplémentaire injuste.

« Protéger la santé des Français et soutenir notre agriculture ne sont pas des objectifs contradictoires. Refuser d’agir aujourd’hui reviendrait à prendre le risque de devoir reconnaître demain un nouveau scandale sanitaire. Nous avons choisi la responsabilité, la prévention et l’accompagnement plutôt que l’inaction. »

Ce vote est intervenu quelques jours après l’adoption par l’assemblée nationale du texte visant à mieux reconnaître et réparer le préjudice subi par les victimes du chlordécone. Ces deux décisions procèdent d’une même exigence : tirer les leçons du passé et agir lorsque l’intérêt général et la santé publique l’exigent.

Partager :