Marie Dunst a relancé son activité.
Installés aux abords du village de Castelnau, Les Champignons de Marie ont trouvé place pour s’épanouir pleinement. Depuis juillet 2026, Marie Dunst, mycicultrice, a relancé son activité de culture de pleurotes. En effet, l’entrepreneuse n’en est pas à son premier coup d’essai. Il y a cinq ou six ans, elle avait déjà développé cette activité à Montcuq, parallèlement à la gestion d’une épicerie fine. Puis, à la suite des années Covid et à d’autres difficultés, elle avait dû mettre ces deux activités à l’arrêt. Aujourd’hui, plus motivée que jamais elle a décidé de reprendre la culture des champignons et de repartir sur de nouvelles bases. Dans sa champignonnière, Marie cultive trois variétés : des pleurotes jaunes, des pleurotes grises et prochainement des shiitakés. Ces derniers demandent davantage de temps de développement et ne sont pas encore prêts à produire. Marie ne s’est pas improvisée mysicultrice, il y a eu un déclic qui a fait qu’un attrait ludique s’est métamorphosé en quelque sorte en révélation. Son intérêt pour les champignons remonte à son arrivée à Montcuq, en 2016, lorsqu’elle a rejoint sa mère. Celle-ci lui avait acheté un Lagotto Romagnolo, un chien truffier. Ainsi en s’intéressant à la truffe, Marie a développé une grande curiosité quant aux champignons et aux espèces qu’il était possible de cultiver. Ses premiers essais de culture ont été en apprenant et en expérimentant par elle-même. D’ailleurs, même aujourd’hui elle continue de se documenter afin d’améliorer ses techniques et développer sa production. Et ce qui l’a convaincue de poursuivre c’est d’avoir la satisfaction de réussir ses premiers essais « Quand j’ai essayé et que j’ai vu que ça poussait, j’étais trop contente. La culture des champignons présente également un avantage par rapport à celle des légumes au jardin : les résultats arrivent relativement vite. Entre un mois et un mois et demi, il est possible d’obtenir les premières récoltes, tandis que certaines cultures potagères demandent davantage de patience.», explique-t-elle. Marie Dunst met un point d’honneur à vouloir faire tout ou presque tout par elle-même. Ses productions reposent sur un substrat à base de paille. Au début, elle achetait sa paille localement, la broyait elle-même puis la pasteurisait. Aujourd’hui elle espère trouver un fournisseur local capable de lui fournir de la paille déjà broyée, mais cette démarche reste compliquée. Dans l’attente, elle utilise de la litière pour chevaux composée de paille française broyée et défibrée, sans parfum ni additif. Côté mycélium, la chef d’entreprise s’intéresse de très prêt à la fabrication. Mais pour l’instant, elle s’en procure auprès de fournisseurs. Ses différentes connaissances, Marie les a acquises en étudiant des techniques de culture utilisées en Asie et en Afrique avec l’objectif de limiter les besoins en matériel et en énergie. Elle privilégie notamment la pasteurisation plutôt qu’une stérilisation nécessitant davantage d’énergie. Incollable sur la chambre de pousse, sur la salle où les champignons se développent au gré d’une hydrométrie maitrisé, Marie travaille avec des institutions, propose des kits, également des kits pédagogiques, ainsi que des formations. Les cultures de shiitakés ainsi qu’une autre espèce de champignon « crinière de lion » sont à l’état de projet pour Marie Dunst qui espère les faire découvrir à sa clientèle.
Retrouvez les champignons frais, ainsi que les kits sur les marchés du dimanche matin une fois sur deux à Castelnau-Montratier (dimanche 1er et 15 novembre) et à Montcuq (dimanche 25 octobre et le 8 novembre) et sur son site internet : leschampignonsdemarie.com
> Contact et renseignements : contact@leschampignonsdemarie.com / Tél : 06 80 42 95 85





