L’objectif est de recréer des zones refuges pour les poissons, de favoriser la reproduction naturelle et d’offrir des abris aux alevins et aux juvéniles.
Face à la sécheresse, des aménagements viennent d’être mis en place pour améliorer les habitats piscicoles du plan d’eau de Salgues, propriété de la commune. En début d’après-midi du 15 octobre dernier, l’intervention de la Fédération de la Pêche du Lot, menée avec la participation de quatre stagiaires – deux élèves en bac professionnel Gestion des milieux naturels et de la faune (GMNF) au lycée du Montat, un étudiant en BTS et un collégien de troisième – s’inscrit dans une démarche concrète de préservation de la biodiversité. Animateur au sein de la fédération, Clément Bigotte intervient également sur le volet technique, le suivi des espèces et la réalisation des aménagements. Au cœur du chantier : l’installation de radeaux végétalisés flottants, composés notamment d’iris et de plantes aquatiques. Leur objectif est de recréer des zones refuges pour les poissons, de favoriser la reproduction naturelle et d’offrir des abris aux alevins et aux juvéniles. « Un grillage de protection a également été posé afin de préserver les plantations des attaques de ragondins » a expliqué Patrice Jaubert, directeur de la Fédération de pêche du Lot présent sur les lieux. Et de préciser que « ces radeaux ne sont pas destinés à oxygéner l’eau : leur intérêt réside avant tout dans la création d’habitats favorables à la faune aquatique ». Le contexte reste toutefois préoccupant. En raison du déficit hydrique et de la forte sécheresse, le niveau du plan d’eau est particulièrement bas. À ce jour, aucune mortalité massive de poissons ni épisode brutal d’anoxie, lié à un manque d’oxygène dans l’eau, n’a été constaté. Les poissons se concentrent dans la poche d’eau encore présente, dans l’attente des premières pluies. Un suivi régulier du niveau d’eau et des zones refuges est prévu, tout comme le contrôle du grillage et de l’état des plantations. Autant de mesures pour accompagner la vie aquatique et renforcer la résilience du milieu face aux aléas climatiques.
Photo DR





