Communiqué du parquet.
Dans le cadre de la lutte contre la pédocriminalité en ligne, l’Antenne de l’Unité nationale cyber (A-UNC) de la section de recherches de Toulouse a coordonné une opération judiciaire d’ampleur régionale menée sur les huit départements de l’ex-région Midi-Pyrénées.
Une veille numérique conduite sur les réseaux peer-to-peer (P2P), dans un cadre judiciaire autorisé, a permis de détecter de nombreux téléchargements et mises à disposition de fichiers identifiés comme présentant un caractère pédopornographique. Plusieurs titulaires de lignes Internet ont été identifiés et retenus comme objectifs prioritaires, au regard notamment du volume particulièrement important de fichiers détectés ainsi que de la particulière gravité des contenus concernés.
Le 7 octobre 2026, sous la direction du parquet de Cahors, les enquêteurs de l’A-UNC, appuyés par les militaires de la brigade de recherches de Cahors, de la communauté de brigades de Saint-Céré et des cyber-enquêteurs du groupement de gendarmerie du Lot, ont engagé la phase opérationnelle de l’enquête.
Cette action coordonnée a conduit à l’interpellation de deux hommes, préalablement identifiés au cours des investigations.
Les perquisitions menées à leurs domiciles ont permis la saisie de plusieurs ordinateurs, téléviseurs et supports numériques. Leur exploitation a notamment amené la découverte, chez l’un des mis en cause, de près d’un téraoctet de fichiers à caractère pédopornographique, venant confirmer les éléments recueillis lors de la phase d’enquête.
A l’issue de leurs gardes à vue, les deux mis en cause ont été déférés au parquet de Cahors et présentées devant le juge des libertés et de la détention afin de statuer sur des mesures de sûreté dans l’attente de leur comparution devant le tribunal correctionnel.
Conformément aux réquisitions du parquet, l’un d’eux a été placé en détention provisoire dans l’attente d’être jugé par le tribunal correctionnel de Cahors dans le cadre d’une comparution à délai différé. Le second a été placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son jugement avec notamment une obligation de soins.
Cette opération illustre la mobilisation conjointe de l’autorité judiciaire, de la section de recherches de Toulouse et des unités territoriales de la gendarmerie dans la lutte contre la pédocriminalité en ligne.
Ces opérations participent directement à la lutte contre la diffusion de contenus mettant en scène des violences sexuelles commises sur des mineurs et, plus largement, à leur protection.





