Plus de résultats ...

Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Post Type Selectors
Search in posts
Search in pages

Sibelle, le spleen des lycéens, les futures rames de la ligne POLT et la primaire de la gauche sociale-démocrate

Chaque samedi, l’actualité lotoise vue par Philippe Mellet et surtout par ses chats.

Lundi._ Une nouvelle semaine de mobilisation lycéenne débute, et les manifestations, en tout cas dans notre département, ne donnent lieu à aucun incident notable (ces mots sont écrits ce vendredi à la mi-journée). Il faut dire que des adultes (parents, enseignants, syndicalistes, militants associatifs) sont venus cette fois encadrer les jeunes, éviter qu’ils ne soient infiltrés par quelques intrus venus surtout essayer d’en découdre et de semer le chaos. Des adultes qui ont aussi, parfois, joué les médiateurs avec les forces de l’ordre. Sibelle qui a le souvenir de manifs de métallos parfois assez tendues dans les Ardennes, où nous exercions il y a une quinzaine d’années, n’a pas oublié que certains syndicats, comme la CGT, possédaient des services d’ordre internes qu’il valait mieux ne pas titiller… Reste le fond du problème, et les revendications voire les angoisses des jeunes générations face à certains dysfonctionnements de l’éducation nationale (Parcoursup, non remplacement de profs absents _ liste non exhaustive _). Sans compter que les lycéens sont comme nous : ils sont bien conscients que la France comme le monde traversent des turbulences plus qu’inquiétantes. Sur le plan économique, sur le plan géopolitique, sur le plan climatique… Et on pense aussi à ces mots de Jean Cocteau : « La jeunesse sait ce qu’elle ne veut pas avant de savoir ce qu’elle veut. »

Mardi._ Ouf ! La direction de la SNCF confirme que les trains de notre bonne et si capricieuse ligne POLT seront des rames Oxygène à compter de l’été 2027. D’ici-là, il faudra encore voyager dans des voitures de style Corail nous renvoyant aux années 1980. Hors le design global, hors le confort intérieur, cette petite révolution qui consolera les usagers d’être considérés trop souvent comme des clients de seconde zone devra impérativement s’accompagner d’une autre mutation, cette fois liée aussi aux lignes elles-mêmes. Afin que la moindre intempérie ou la moindre poussée de fièvre du mercure ne perturbe les trains. Trop souvent annulés ou accusant des retards, les intercités actuels ne seront pas regrettés. Mais avec un nom pareil, les rames Oxygène doivent réellement se montrer à la hauteur de l’attente accumulée depuis des années et se révéler synonymes de nouveau souffle pour les relations Paris-Cahors-Toulouse. En attendant, à plus long terme, le raccordement au TGV Bordeaux-Toulouse. Ma protégé féline veut bien y croire, trouvant malin pour conclure de proposer cette citation de Philippe Geluck : « Il y a un proverbe chinois qui dit : il vaut mieux avoir un coup de pompe dans l’avion, qu’un coup de pompe dans le train. »

Mercredi._ Le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce que pour calmer les prix _ et les impatiences _, 10 millions de barils de gazole actuellement entreposés dans le pays (ils font partie des fameux « stocks stratégiques ») vont être libérés afin de provoquer une baisse des tarifs à la pompe. Une dizaine de centimes au moins… en moins, par litre, ce serait déjà pas mal pour les particuliers comme pour les professionnels, certains secteurs tirant la langue, notamment les entreprises du BTP, selon les experts de la CCI. Lesquels ajoutent que plus d’un tiers des patrons lotois, toutes branches confondues, se disent inquiets. Selon la CCI du département, encore, le commerce alimentaire résiste bien, mais globalement, la vente en ligne et l’évasion vers les départements voisins (surtout la Corrèze d’ailleurs) sont à la hausse. L’occasion pour ma protégée féline de ressortir un de ces postulats dont elle a le secret : « Un billet de 20 euros dépensé sur Internet ou à Brive ne le sera pas dans le Lot, un billet de 20 euros dépensé dans une zone commerciale en périphérie ne le sera pas en centre-ville… » Et j’ajoute pour ma part : « Un billet de 20 dépensé tout court ne sera pas épargné et/ou mis de côté pour Noël ou les prochaines vacances d’été… » L’économie, c’est parfois assez simple quand on raisonne simplement.

Jeudi._ « L’Heure de Vérité » effectue son retour à la télé. Pour les gens de ma génération (allez, ce n’est pas un secret d’État, j’ai passé le cap des 60 balais), voilà qui a le mérite de nous rajeunir quelque peu et de nous flanquer par la même occasion une forme de nostalgie cafardeuse. Le concept de l’émission est certes éprouvé, mais mon petit doigt me dit qu’il risque de nous révéler assez vite que les politiques d’aujourd’hui sont loin d’être de la même trempe que ceux d’hier. Quand on voyait Chirac ou Delors débouler, ça avait de la gueule. Mais à cet exercice, les (CENSURÉ) ou (CENSURÉ) ou encore (CENSURÉ) risquent de sembler un peu pâles. C’est un peu le syndrome de la nouvelle pub Intermarché qui nous montre un repas de famille à la mode d’antan. Ça a le goût d’un film de Claude Sautet, les couleurs, le parfum et tout et tout, mais ce n’est pas du Claude Sautet.

Vendredi._ On saura ce soir qui a remporté le premier tour ou qui est qualifié pour le second dans la primaire de la gauche (réunissant PS et Place Publique). On observera (s’il y a des informations disponibles à ce sujet) quel aura été le résultat dans le Lot, où plusieurs élus d’importance soutiennent Raphaël Gluksmann. Lequel est aussi le candidat préféré de Carole Delga. Car il n’y a pas que la présidentielle dans la vie d’un élu local. Il y a aussi les législatives et, au-delà, en 2028, les départementales et les régionales. En politique, il faut savoir anticiper. « L’essentiel n’est pas d’avoir un billet de train, il faut surtout savoir monter dans le bon wagon » résume ma tigresse domestique.

Photo DR

Partager :