17 délibérations étaient au programme.
En préambule de la séance du conseil municipal du 28 septembre 2026, la parole a été donnée aux élus du conseil municipal enfants. Fin de mandat oblige, l’équipe d’Ulysse Vayssouze-Faure, le maire, a fait part de ses propositions à leurs collègues adultes : animation autour du roller sur les allées Fénelon pendant les vacances de Noël ; installer davantage de toilettes publiques dans la ville ; ajouter des points d’eau potable qui pourraient être accessibles aux enfants. « Je remercie le conseil municipal enfants pour leurs propositions, de participer à la vie locale. C’est notre travail d’intégrer vos propositions et de les mettre à l’agenda. Nous avons vocation à en concrétiser comme l’aire de jeux à Cabessut » a souligné Vivien Coste, maire de Cahors. L’Ajustement des Autorisations de programme/crédits paiement concernant la place Chapou a ensuite animé les débats. « En tant qu’élus de l’opposition, nous alertons les Cadurciens sur la trajectoire financière du projet. A coup de pelle budgétaire, nous frôlerons les 10 millions d’euros. Quel Pierre allez vous déshabiller pour habiller la place Chapou ? Elle sera belle mais à quel prix ? Vous faites de l’esthétique de surface alors que nous avons besoin de vitalité économique profonde » a lu Nathalie Desjardins de Cahors Espérance. « Je trouve qu’il y a un lézard, je voudrais voir le papier » a rajouté son collègue, Lucien Blanc. « De 6 millions d’euros, on passe à 7. Cela va encore augmenter. Il est encore temps de réduire la voilure » a lancé Benoît Cabarrot de Cahors en commun. Le premier magistrat leur a répondu : « Nous assistons à une coalition des oppositions. C’est toujours le cas quand il y a un grand projet. Albi, Montauban, Rodez, Castres, Périgueux, Chartres, Arras… toutes les places centrales ont fait l’objet d’aménagement. Ce n’est pas une lubie. Nous étions sur un espace qui était anachronique avec une circulation en pied d’immeuble, des voitures passant devant la cathédrale… le marché reviendra place Chapou, c’est sa place. L’aménagement a été pensé pour son retour. Monsieur Blanc vous jouez sur les peurs, vous êtes adepte des théories du complot. Les gouffres, ce n’est pas cette majorité qui les a laissés, ne vous en déplaise. Il y a une révision de prix qui s’impose – les valeurs d’origine datent de 2024 et le contexte international a un impact mécanique sur les prix – des ajustements au titre des fouilles archéologiques, de la maîtrise d’oeuvre, du changement des barrières de la place Galdemar… Nous serons vigilants. Les services travaillent au quotidien pour absorber certaines augmentations de prix. » Fin de la séance.
> Une place Jacques Hugon. La place des Acacias s’appellera désormais place Jacques Hugon, Résistant et fondateur de l’entreprise éponyme.
> En début de séance, les oppositions ont pris la parole sur des sujets qui n’étaient pas à l’ordre du jour. Nathalie Desjardins de Cahors Espérance a posé une question sur le devenir de l’Archipel avant de demander s’il serait possible de poser des panneaux pédagogiques sur les berges du Lot à destination des promeneurs concernant le nourrissage des canards. « L’Archipel est une structure du Grand Cahors. C’est un lieu exceptionnel, nous avons engagé une étude de potentiel afin de transformer le site, moderniser la piscine vieille de 30 ans » a expliqué le maire qui a rejoint l’élue de l’opposition sur le réservoir de biodiversité des berges du Lot évoquant un projet de platelage sur le cheminement de l’île de Cabessut. Dalida Bendadda pour Cahors en commun a appelé à voter une motion de « soutien aux peuples du Moyen Orient » : « Soutenir le peuple palestinien, ce n’est pas enfoncer le peuple israélien. Nous appelons la commune à exprimer sa solidarité avec les victimes civiles du conflit ; à apporter une aide financière aux populations en Palestine et au Liban ; et relayer un message de paix dans la région. » « Je suis favorable à une solution à 2 Etats. C’est la seule solution. La coexistence pacifique doit nous guider » a souligné Vivien Coste.





