Communiqués d’Aurélien Pradié, LFI, PCF 46, et LDH.
Suite aux manifestations lycéennes et aux violences qui ont eu lieu, Aurélien Pradié, LFI, PCF46, et LDH ont réagi.
Aurélien Pradié : « Les actes de violence graves qui ont eu lieu ce 1er octobre en marge des manifestions de lycéens dans le centre-ville de Cahors sont d’une extrême gravité. Jusqu’ici, notre département n’avait jamais été confronté à de tels débordements.Par des jets de pierre et de bouteilles d’acide, plusieurs personnels des forces de l’ordre ont été blessés. Des interpellations de casseurs ont eu lieu et d’autres suivront selon les enquêtes. Je veux dire ici, le plus fermement qu’il soit, que rien, absolument rien, ne peut justifier de tels actes de violence. Aucune revendication lycéenne, aussi légitime soit-elle sur le fond, ne peut autoriser à un tel déferlement de violences et de dégradations. L’intolérance judiciaire la plus totale doit s’appliquer dès lors que certains casseurs agissent en émeutiers et agresseurs envers notamment nos policiers et gendarmes. La liberté de manifester n’est en aucun cas un droit à la violence. Je veux dire aux lycéens qui ont pu manifester dans le calme que les casseurs et agresseurs sont aussi leurs adversaires. Ils disqualifient leur cause. Les lycéens ne doivent absolument pas cautionner de tels agissements. J’appelle à ce que la réponse judiciaire soit ferme et rapide. J’adresse mon soutien aux personnels blessés lors de ces attaques. »
> La France Insoumise du Lot : « À Cahors, à Gourdon, à Figeac, près de 600 lycéens se sont mobilisés pour dénoncer leurs conditions d’étude. Ils parlent de leur quotidien, de leurs établissements et du manque de moyens et d’enseignants. Leurs revendications sont légitimes, doivent être entendues et rester au cœur des commentaires. La priorité devrait être de répondre à cette colère et d’entendre ce que disent les jeunes sur leurs conditions d’étude. Des établissements ont d’ailleurs prévu de réunir leurs conseils de la vie lycéenne pour discuter des problèmes soulevés par les élèves, notamment concernant les emplois du temps, la pause méridienne ou encore l’internat. La stratégie du gouvernement qui vise à réprimer violemment la mobilisation, à traiter toute contestation comme une menace ne peut qu’exacerber les tensions. Les violences commises en marge des mobilisations doivent être condamnées avec fermeté, mais elles ne peuvent justifier la réponse policière disproportionnée qui a eu lieu dans notre département. De même que ces violences ne peuvent servir à la stigmatisation des lycéens mobilisés ou à l’effacement de leurs revendications légitimes. Le député Aurélien Pradié, plutôt que de soutenir les revendications pour l’avenir de notre jeunesse évoque un « déferlement » de violence, qui n’est ni objectivé ni proche de la réalité. Il cherche à nourrir la peur d’une mobilisation très majoritairement pacifique. Pire, il se sert d’une mobilisation juste pour nourrir des querelles politiciennes méprisantes pour la jeunesse qu’il croit incapable d’avoir son propre jugement. Sa position est irresponsable et ne peut qu’attiser les tensions dans notre pays. Il n’a pas un mot sur la réalité vécue par les jeunes : classes surchargées, canicule, Parcoursup… C’est normal, il est partisan des politiques austéritaires en train d’achever la destruction de l’école publique. Alors que le gouvernement prévoit une nouvelle coupe budgétaire de 43 milliards, comment rester sourd à la souffrance des familles et des jeunes pour qui l’école est le seul ascenseur social possible ! Les jeunes se mobilisent : il faut les écouter. Et le gouvernement doit impérativement répondre sur le fond plutôt que laisser s’installer un face-à-face qui ne fera qu’aggraver les tensions. »
> Fédération PCF du Lot : « Depuis le début de la semaine, les lycéens se mobilisent dans toute France. Cette colère s’élargis aux lycées cadurciens, Clément Marot et Gaston Monnerville. Les lycéens demandent simplement des moyens pour pouvoir étudier dans de bonnes conditions : Classes surchargées, pas de climatisation dans les locaux pour l’été, prise en compte de la réalité du territoire dans les emplois du temps. Face à cela, la réponse du gouvernement de Sébastien Lecornu n’est comme d’habitude pas à la hauteur. D’une part, nous assistons à une répression policière complètement disproportionnée. Comme par exemple, ce qui s’est passé à Cahors D’autre part, le gouvernent taxe un peu plus les étudiants dans son projet de budget avec la baisse des APL et la volonté des faire payer des frais d’inscription pour les classes préparatoires et BTS. Le budget de l’éducation ne doit pas être une variable d’ajustement mais une priorité du budget de la nation. Oui, il faut des moyens pour avoir un nombre d’enseignants suffisant pour assurer les cours devant les élèves Oui, il faut des moyens pour adapter les locaux aux changements climatiques pour que les élèves n’aient pas trop froid l’hiver et trop chaud l’été Oui, il faut que les classes soient moins surchargées pour permettre un meilleur enseignement. Contrairement à ce qu’affirment les libéraux, l’argent existe en France, il doit être mieux orienté. La fédération PCF du Lot est aux cotés des lycéens et des enseignants car leurs revendications sont légitimes. »
> LDH : « La LDH Cahors appelle à l’apaisement, à la protection des jeunes et au respect de leurs droits. La LDH Cahors appelle à l’arrêt des violences et à la fin de la répression policière. Nous déplorons profondément les blessures dont certaines personnes ont été victimes ce matin. À Cahors, nous avons frôlé le pire. Dans ce contexte particulièrement tendu, nous appelons chacune et chacun à faire preuve de responsabilité et à tout mettre en œuvre pour préserver le dialogue et l’apaisement au sein de notre cité. Nous appelons les enseignants , les représentants des parents d’élèves et les personnels éducatifs à être aux côtés des lycéennes et des lycéens mobilisés aujourd’hui : pour les accompagner, les protéger, les écouter et lorsque cela est nécessaire, les aider à éviter toute situation de mise en danger. Nous appelons également les parents à renforcer leur vigilance, à dialoguer avec leurs enfants et à les accompagner dans cette période de mobilisation. Les lycéennes et les lycéens sont jeunes, mais ils ne sont pas dépourvus de conscience, de réflexion ou de sens des responsabilités. Leur mobilisation traduit aussi des inquiétudes profondes et une volonté d’être entendus sur leur avenir. L’État et le Gouvernement doivent prendre la mesure de cette colère et surtout chercher à en comprendre les raisons. Il est temps d’écouter cette jeunesse en colère plutôt que de l’infantiliser ou de répondre à ses revendications par la seule confrontation. La violence dessert tout le monde. Chacun et chacune doit respecter la loi. Ces jeunes ont des revendications légitimes, ils demandent des conditions d’éducation dignes, des services publics à la hauteur de leurs besoins, de leurs aspirations et la possibilité de construire un avenir meilleur. Écouter, protéger, dialoguer : c’est aussi cela, faire vivre l’État de droit et la démocratie. La LDH Cahors restera pleinement mobilisée pour défendre les libertés, les droits fondamentaux et le dialogue, et pour contribuer, à son niveau, à l’apaisement de notre ville. La jeunesse Cadurcienne réclame un droit à l’avenir, tout simplement. »





