L’école des jeunes porte-drapeaux fait étape à Cazals pour sa 12e promotion.
Devenir porte-drapeau, c’est faire le choix de s’engager pour sa commune, le monde combattant et la Nation, afin d’incarner activement la mémoire et nos valeurs républicaines. Pour accompagner cette démarche, le service départemental du Lot de l’Office national des combattants et des victimes de guerre organise à Cazals une nouvelle session de son école des jeunes porte-drapeaux, dédiée aux 12-25 ans, le mercredi 14 octobre 2026, de 13 h 30 à 17 h (rendez-vous devant la salle des fêtes communale). La participation étant limitée à 20 places, l’inscription est obligatoire au 05 32 49 00 57 ou par courriel à sd46@onacvg.fr.
Avec déjà 140 volontaires formés depuis 2023, cette initiative est menée en partenariat avec la Délégation militaire départementale du Lot et l’association du Musée de la Résistance, de la Déportation et de la Libération du Lot. Au programme de cette demi-journée : découverte de l’histoire des drapeaux et du protocole républicain, puis mise en situation lors d’une cérémonie d’entraînement en conditions réelles. Cet apprentissage, concrètement valorisé par la remise d’un diplôme et d’un kit citoyen, permet aux jeunes d’assurer par la suite la relève. Dès la fin de la formation, ils seront ainsi pleinement préparés pour officier avec un drapeau associatif ou communal, notamment lors des prochaines commémorations de l’Armistice du 11 novembre.
Ils l’ont fait, pourquoi pas vous ?
Découvrez les retours d’expérience de jeunes porte-drapeaux lotois :
« Avant de suivre la formation de l’école des jeunes porte-drapeaux, je pensais que ce rôle n’était réservé qu’aux anciens combattants. La formation est accessible et enrichissante, elle m’a permis d’apprendre les gestes et le protocole que je mets aujourd’hui en pratique lors des cérémonies. Être porte-drapeau, ce n’est pas simplement « faire joli » lors des cérémonies, c’est aussi des rencontres et des échanges avec des anciens, des militaires et différentes autorités. C’est une expérience humaine, parfois émouvante, qui m’a fait comprendre toute l’importance de transmettre la mémoire » confie Roxane Nogues.
« J’ai fait la formation en novembre 2024 à Prayssac. J’ai eu l’information au collège et deux de mes amis étaient motivés également, je me suis donc inscrit. J’ai beaucoup aimé qu’on nous apprenne l’histoire du drapeau français, car pour moi, il est important de rendre hommage aux anciens combattants de mon pays. Les différentes séquences de la cérémonie nous ont été expliquées sous forme de BD très sympa. Pour terminer la formation, j’ai participé avec le groupe à une cérémonie blanche, qui m’a permis de découvrir le déroulement d’une commémoration, j’ai bien aimé ce moment de mise en pratique. Depuis, dès que je suis disponible, je participe aux différentes cérémonies. J’aime bien ces moments de partage avec les anciens combattants » précise Noé Troublé.
« Nous sommes quatre frères et sœurs à être porte-drapeaux, une mission que le plus grand a commencé avant nous depuis plus de 3 ans. Nous avons choisi de nous engager dans cette démarche en hommage à notre grand-père, qui était militaire et a combattu en Indochine, Madagascar… et pour faire vivre les valeurs de la France et le devoir de mémoire. Nous sommes tous les quatre passionnés d’histoire et participer aux cérémonies est pour nous une manière de rendre hommage à ceux qui ont servi et défendu notre pays. Chaque cérémonie est un moment important, rempli d’émotion, qui nous permet également d’en apprendre davantage sur notre histoire et notre culture. Être porte-drapeaux nous apporte beaucoup. C’est une expérience enrichissante qui nous permet de rencontrer des personnes différentes, de partager des moments avec elles et de découvrir de nouvelles histoires et de nouveaux parcours. À travers cet engagement, nous souhaitons continuer à faire vivre le souvenir, transmettre la mémoire aux générations futures et rendre fiers notre famille, notre grand-père et tous ceux qui ont œuvré pour la France » expliquent Paul, Constance, Eléonore et Jean Andrianjaka.





