La Ville lui a répondu.
La conseillère municipale d’opposition de « Cahors Espérance », Ghyslaine Jacques-Hureaux, communique sur 2 dossiers :
– « Le projet de l’actuelle municipalité place Chapou inquiète à juste titre la population qui n’y a pas vraiment été associée . C’est pourquoi j’ai demandé au maire une enquête publique . Elle est légitime pour tout projet affectant l’environnement , au sens large. Le cœur de la ville, pour les Cadurciens en fait naturellement partie. Les travaux dureraient un an … sans compter les prolongations en cas de découvertes archéologiques. Assez pour porter un coup fatal à un commerce déjà fragile et au marché . On veut supprimer une cinquantaine de places de parking sans prévoir de remplacement , sauf à fermer la crèche de centre-ville , autre grand projet municipal. Moins de voitures, plus d’arbres . Il y en a déjà une douzaine. Combien en plus ? Un projet standard que les ministères imposent à coup de subventions à toutes les municipalités en manque d’idées. Tout ça pour plus de 400 000 euros. Ça fait cher de l’arbre ! Le maire qui a multiplié les exercices « participatifs » pendant sa campagne refuse une enquête publique. Nous sommes résolus à déférer ce refus au tribunal administratif. »
– « Au motif éculé que cela était mentionné dans son programme ( vous vous souvenez, le flamboyant programme de 27 pages couleur, sur papier glacé reçu dans vos boîtes aux lettres en février dernier ? ) M. le Maire de Cahors a décidé de chasser le relais « Petite enfance » et la ludothèque installés à l’ Espace Gambetta en haut du boulevard du même nom. Pour y installer….un parking ! Dont la sortie se fera sur le boulevard ! Les assistantes maternelles qui sont nombreuses à fréquenter cet espace avec les enfants dont elles sont en charge ont reçu un courrier laconique de la mairie dite « de gauche » et donc « sociale » sinon socialiste , leur indiquant qu’à compter de février 2027 le relais « Petite enfance « serait fermé et transféré – peut-être- à Sainte-Valérie. Les familles qui se rendent à la ludothèque n’ont pas encore été informées. Les motifs sont toujours les mêmes tartufferies : le relais ne serait plus aux normes, la destruction du relais était inscrite au programme de la campagne électorale , lequel s’apparente aux Tables de la Loi, sans concertation envisageable. Il s’agit pour une mairie qui se veut proche du peuple , de supprimer deux services publics, sans la moindre concertation , sans aucune anticipation, pour la seule raison qu’il y aurait urgence à créer de nouvelles places de parking en raison de la suppression programmée des places de parking de la place Chapou. Les assistantes maternelles et les parents des jeunes enfants qu’elles gardent sont vent debout contre cette décision unilatérale , encore une fois prise sans concertation et au mépris de l’intérêt des jeunes enfants. »
> La Ville a réagi :
Sur la place Chapou : « Madame Jacques sollicite une enquête publique concernant le projet de la place Chapou. Mais qu’est-ce une enquête publique ? La règlementation prévoit qu’une telle procédure doit avoir lieu pour les projets, plans ou programmes susceptibles d’affecter significativement l’environnement, d’avoir un impact majeur sur l’aménagement du territoire, ou nécessitant des procédures d’expropriation. Il ne s’agit absolument pas d’un projet entrant dans cette règlementation. Pour autant, si ce cadre réglementaire précis ne s’impose pas, la municipalité a organisé plusieurs rencontres pour concerter puis pour informer les riverains et les acteurs bien en amont du lancement des travaux (organisation d’ateliers contributifs ouverts au grand public, présentation du projet à la commission extramunicipale du temps long, courriers riverains, trois réunions d’informations avec les étaliers du marché, les commerçants sédentaires et les oppositions municipales). Enfin, ce chantier fera l’objet, pour la première fois à Cahors, de la mise en place d’une commission d’indemnisation amiable afin de prendre en charge les pertes d’exploitation des commerces qui pourraient se faire jour pendant la phase de chantier. Il s’agit ici d’un engagement de mandat qui se concrétise, parce que la parole donnée a de la valeur » précise-t-on du côté de la Ville.
Sur le Relais Petite Enfance : « La Ville et le Grand Cahors se sont engagés à réaliser un pôle petite enfance à Cahors, tout comme ils se sont engagés à aménager un parking de 50 places sur une emprise dont ils sont propriétaires près du lycée Clément-Marot. Agiter les peurs n’a jamais tenu lieu d’une politique. D’autant qu’il est bien entendu qu’aucun déménagement du relais petite enfance et de la ludothèque n’interviendra avant que le nouveau site puisse être mobilisé pour accueillir ces activités. Comble de l’absurde, si nous procédions autrement, nous nous mettrions dehors nous-mêmes puisque les services dont on parle sont exploités directement par le Grand Cahors » précise Vivien Coste, maire de Cahors et président du Grand Cahors.





