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Lot : Pour l’UNSA éducation, « il faut profiter de la baisse démographique pour dégager des moyens et faire du qualitatif »

Cyber attaque, manque de moyens, qualité de vie au travail et bâti scolaire ont également été évoqués. 

Ce vendredi 28 août, l’UNSA éducation a tenu une conférence de presse sur la rentrée 2026. Christine Laverdet, Amélie Bonnaud et Valérie Carles sont d’abord revenues sur la cyber attaque des outils de gestion du système éducatif. « C’est la pagaille… tout le monde nous dit que ça va redémarrer. Ainsi, dans les écoles, s’il y a eu des évolutions des effectifs, départs, arrivées durant l’été, les directeurs et directrices ne peuvent pas procéder à l’admission définitive des élèves concernés. Il leur est impossible d’éditer, par exemple les listes des élèves par classe etc. Dans les collèges et lycées, le même sujet se pose quant à la gestion des fluctuations d’élèves intervenues au cours de l’été. La gestion des emplois du temps ainsi que leur édition est perturbée voire rendue impossible, comme l’est aussi la ventilation des élèves dans les classes. Enfin la partie de gestion financière est aussi bloquée empêchant le règlement de certains achats. la rentrée des élèves sera assurée, mais nous ne pouvons pas minimiser l’impact de cette situation sur l’ensemble des personnels. Par l’absence de messagerie à ce jour, le rectorat ne peut pas faire le point sur les besoins des établissements et donc procéder aux affectations des remplaçants(TZR). De même les responsables des affectations des accompagnants pour les élèves en situation de handicap ne peuvent pas informer ces derniers d’éventuelles modifications d’affectations suite à des notifications par la MDPH durant l’été… On ne peut pas occulter les difficultés rencontrées par les chefs d’établissements, les directeurs et directrices d’école et l’ensemble des personnels administratifs dont aucun outil ne fonctionne. Si certaines tâches (très peu) peuvent se faire avec le retour du papier et du crayon d’autres non. Nous n’avons aucune visibilité sur ce qui a été hacké. Nous demandons une harmonisation des pratiques qui permettent de rassurer les familles, les élèves par rapport à la sécurité numérique » ont-elles expliqué.

Sur la baisse démographique qui est déjà une réalité et qui ne devrait que s’accentuer, elles appellent à un changement de doctrine : « Cette baisse démographique doit être une occasion de dégager des moyens pour faire du qualitatif. Dans le premier degré pour créer des moyens de remplacement en nombre et ainsi permettre non seulement aux personnels absents d’être remplacés mais aussi aux personnels de pouvoir bénéficier de temps de formation continue. Dans le second degré : Stop aux classes à 30 au collège et aux classes à 35 en lycée. La baisse démographique ne doit pas être un prétexte à la baisse des moyens. Avec moins d’élèves et les mêmes moyens on doit pouvoir améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et améliorer les conditions de travail des enseignants. Dans le département du Lot, l’UBNSA Education revendique aussi que cette baisse démographique soit mise à profit pour engager une réflexion sur l’évolution structurelle des écoles et des collèges. Il faut anticiper cela en concertation entre l’Etat, les collectivités, les élus, les parents d’élèves et les représentants des personnels. »

Et d’enchaîner sur le manque de moyens avec de « nombreux dispositifs créés par les ministres successifs qui s’épuisent en cours d’année » : « La gestion au coup par coup ne permet ni aux élus, ni aux chefs d’établissement et leurs équipes d’avoir une vision à long terme des politiques mises en œuvre. » Même constat pour la qualité de vie au travail  « qui se heurte trop souvent à des moyens en deçà des besoins » (absence de médecine du travail, manque de médecins scolaires, multiplication du nombre de personnels en services partagés…).

Elles ont conclu sur le bâti scolaire à l’heure du changement climatique : « Les épisodes de canicule de mai et juin ont rappelé que la plupart des bâtiments scolaires, premier et second degré ne sont pas adaptés aux très fortes chaleurs qui pourraient se répéter dans les années à venir. Contrairement à une idée reçue, même les bâtiments récents, voire très récents sont en difficulté dans ces moments-là. La communauté éducative dans sa totalité doit se mobiliser pour répondre à cette exigence qui est traversée par tous les sujets abordés en amont : QVT, effectifs, moyens… Dans le milieu rural qui est le nôtre, la réflexion sur des solutions adaptées comme la végétalisation des espaces, la réflexion sur les structures, leur nombre pour permettre les investissements nécessaires dans un contexte économique contraint doit se faire sans attendre. Etat, collectivités doivent réfléchir ensemble. Mais au rythme où le changement climatique se fait sentir, la réflexion plus large des horaires scolaires, du déroulement de l’année scolaire sont autant de pistes à ne pas négliger. »

Photo DR

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