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Affaire Lyhanna : Le PS 46 dénonce « une récupération politique insupportable » 

Le parti dénonce les déclarations d’Aurélien Pradié. 

Jeudi 4 juin, lors de l’assemblée plénière du conseil régional, un échange tendu a eu lieu entre Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, et Aurélien Pradié, président du groupe L’Occitanie courageuse. Le Parti Socialiste du Lot, a fustigé « cette récupération politique insupportable » : «  En ouverture de l’assemblée plénière de la Région Occitanie, jeudi, la présidente Carole Delga a évoqué avec gravité la terrible affaire qui bouleverse aujourd’hui le Gers et bien au-delà. Elle a apporté son soutien à la famille de la petite Lyhanna, rappelé les éléments connus concernant le passage du mis en cause au sein d’un lycée de la région et précisé que son comportement avait conduit sa hiérarchie à mettre fin à son contrat dès 2021. Elle a également indiqué que la Région se tenait pleinement à la disposition de la justice. C’est dans ce contexte qu’Aurélien Pradié a choisi de transformer ce drame en sujet d’interpellation politique. Ces déclarations nous conduisent à réagir, non pour commenter une enquête en cours, mais parce qu’elles participent d’une instrumentalisation d’une affaire dont la gravité devrait au contraire imposer retenue et responsabilité. La recherche de la vérité appartient aux enquêteurs, à la justice et aux autorités publiques compétentes. C’est à elles qu’il revient d’établir les faits, d’identifier les responsabilités éventuelles et d’en tirer toutes les conséquences nécessaires. Face à une telle tragédie, la première exigence devrait être l’humanité et non les tactiques politiciennes. Penser à la victime, à sa famille, à ses proches et à l’émotion légitime qu’éprouvent nos concitoyens. S’emparer d’un drame pareil pour nourrir une polémique politique et faire le buzz est tout simplement indigne. Lorsqu’il s’agit de la protection des mineurs, il ne devrait y avoir ni majorité ni opposition, ni stratégie de communication. Il n’y a qu’une seule exigence : celle de l’action et de la vigilance quotidienne. C’est le travail que mènent, souvent loin des médias et de la Com’, les élus de proximité, les enseignants, les éducateurs, les associations, les agents publics et tous ceux qui œuvrent chaque jour à protéger les plus vulnérables, en particulier les enfants. »

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