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Permis suspendu pour téléphone au volant : le Lot-et-Garonne parmi les pionniers

A compter du 1er mai, ce sera aussi le cas en Charente-Maritime.

Les automobilistes lotois en général et ceux qui résident à proximité du Lot-et-Garonne et qui sont amenés à y circuler sont prévenus : « A partir du 1er mai, la suspension de permis sera immédiate si vous utilisez le téléphone au volant dans certains départements : le Pas-de-Calais, le Lot-et-Garonne, les Landes et la Charente-Maritime » confirme ce lundi sur son compte X la Police nationale. Qui justifie aussitôt : « Chaque année, le téléphone est à l’origine de nombreux accidents graves et multiplie par 3 le risque d’accident. Sur la route, il est indispensable d’être en capacité de réagir au plus vite. »

La réalité est plus nuancée. En fait, le Lot-et-Garonne faisait partie (depuis le 1er février) des départements pionniers où les préfets ont imposé cette mesure. Le changement, pour l’heure, c’est que la Charente-Maritime rejoint cette première liste, effectivement, à partir du 1er mai. Cela ressemble cependant de facto à une expérimentation localisée via des représentants de l’État dans ces territoires.

Cela étant, dans les départements concernés, l’application se fait au cas par cas. Ainsi, début avril, la presse locale du 47 rapportait une opérations de contrôle par la gendarmerie. Le 9 avril, 24 usages du téléphone au volant ont été constatés par la brigade motorisée de Villeneuve-sur-Lot. Au total, au regard des antécédents des conducteurs, les militaires ont transmis huit propositions de suspension du permis de conduire, sur lesquelles devront se prononcer les services de la préfecture, à Agen. Les autres contrevenants ont été verbalisés à hauteur de 90 euros d’amende et du retrait de trois points sur leurs permis de conduire. Si, en théorie, la suspension du permis de conduire en cas d’usage du téléphone au volant « sans infraction connexe » suffit à justifier un retrait de permis temporaire, dans les faits, l’appréciation des forces de l’ordre dépend du contexte. Pour le reste, ce n’est que l’application du Code de la route déjà en vigueur partout en France, quand le conducteur est contrôlé en train d’utiliser son téléphone tout en commettant simultanément une autre infraction (excès de vitesse, refus de priorité…).

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