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Projet de loi d’urgence agricole : La Chambre d’agriculture du Lot tire le signal d’alarme

Retour sur la réunion avec les parlementaires.

À l’initiative de son président Stéphane Pons, la Chambre d’agriculture du Lot a réuni, ce 24 avril, l’ensemble des parlementaires du département pour une séquence de travail stratégique, aux côtés des membres de son Bureau, dans le cadre de l’examen du projet de loi d’urgence agricole.

Les demandes de la Chambre d’agriculture du Lot ont porté sur :

> Faire reconnaître l’agriculture comme intérêt général majeur.

Promesse du projet de loi d’orientation agricole 2025, cette reconnaissance n’a pas été tenue.

Conséquence directe : les tribunaux arbitrent systématiquement en faveur de l’environnement, seul reconnu à ce niveau, au détriment de l’activité agricole. Un déséquilibre juridique qui fragilise durablement la production française.

> Eau : remettre l’agriculture au cœur des décisions

La gestion de l’eau reste marquée par un déséquilibre profond entre protection environnementale et production. L’agriculture est encore perçue comme un problème. Elle est pourtant une solution clé pour la souveraineté alimentaire.

La Chambre demande :

Un accès sécurisé à l’eau, indispensable à la production

Une refonte complète de la gouvernance (comités de bassin, SDAGE) avec une représentation agricole portée à un niveau significatif.

Sans eau, pas de production. Sans production, pas de souveraineté.

> Stop à la surtransposition : produire en France ne doit plus être un handicap

La France va au-delà des règles européennes, au détriment de ses agriculteurs.

Deux exemples concrets de normes françaises superflues :

– Interdiction du cuivre en agriculture biologique en France, autorisé au niveau européen

– Seuil de 60 000 euros en restauration collective, contre 140 000 euros dans l’UE

Résultat : les producteurs locaux sont pénalisés dans leur propre pays.

La Chambre demande :

L’application stricte du cadre européen

La généralisation de la reconnaissance mutuelle des autorisations (AMM)

> Prédation : protéger les éleveurs, pas seulement les loups

Si l’évolution du statut du loup va dans le bon sens, elle reste largement insuffisante sur le terrain.

Aujourd’hui :

Les éleveurs avancent les frais de diagnostic et de protection

Les dispositifs sont complexes et dissuasifs

La Chambre demande :

– Zéro avance de trésorerie pour les éleveurs

– Un financement direct des dispositifs par l’État

– Une simplification des aides

L’État protège la faune. Les éleveurs doivent pouvoir protéger leur travail.

> Explosion des charges : un risque immédiat de dé-production

Les hausses de coûts atteignent un niveau critique avec l’augmentation du GNR.

Dans le Lot surcoût GNR de la préparation à la récolte :

Maïs : +375 euros/ha produit

Blé : +265 euros/ha produit

Tournesol : +153 euros/ha produit

Et la hausse des engrais ne fait que commencer, au moment où les achats pour les semis d’hiver se préparent.

Les aides actuelles sont insuffisantes face à cette inflation des charges.

Le risque est désormais clair : produire moins pour éviter de produire à perte. Pour certains exploitants, cela peut se traduire soit par un abandon de certaines parcelles, soit par un report des surfaces vers des cultures moins coûteuses et moins risquées, notamment le tournesol, au détriment du maïs ou du blé.

> Un calendrier serré 

Fin avril : examen en commission à l’Assemblée nationale

Mai : débat en séance publique

Juin : passage au sénat

Juillet : adoption finale attendue

Et de conclure : « Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir de l’agriculture française. Nos parlementaires doivent soutenir l’agriculture lotoise ! » 

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