Visite du député du Lot, Christophe Proença.
En visite à la ferme Delpy, exploitation familiale installée depuis 1920, le député du Lot Christophe Proença a souhaité promouvoir les exploitations agricoles familiales porteuses de polycultures, tout en mettant en lumière la filière asperge, emblématique des vallées de la Dordogne et du Lot, et en alertant sur les fragilités économiques qui pèsent sur ces productions. Nichée au bord de la Dordogne, au pied du pont de Carennac, la ferme Delpy incarne un modèle agricole profondément enraciné dans le territoire. Depuis cinq générations, sur près de 40 hectares, asperges, fruits, légumes, lentilles, céréales et noyeraies y sont cultivés de manière raisonnée. À sa tête depuis 1986, Jean-Pierre Delpy a fait évoluer l’exploitation, en donnant aujourd’hui une place centrale à l’asperge, culture exigeante qui fait vivre de nombreuses familles dans le territoire.
« Derrière chaque botte d’asperges, il y a des femmes et des hommes, des savoir-faire et un équilibre économique fragile. Rien n’est acquis : même nos productions emblématiques doivent être défendues », souligne Christophe Proença. Une réalité d’autant plus visible en cette saison, marquée par un démarrage lent puis un épisode de forte chaleur ayant entraîné une surproduction et une chute brutale des prix. « Nos agriculteurs font face à une équation de plus en plus difficile : hausse des charges – carburant, engrais, eau – et prix de vente incertains. On ne peut plus leur demander de travailler sans visibilité », alerte le député.
Dans ce contexte, la vente directe pratiquée à la ferme Delpy apporte une certaine stabilité, sans pour autant compenser les aléas structurels auxquels sont confrontées les exploitations : hausse des coûts, concurrence internationale et enjeux de rémunération et d’attractivité du métier agricole, qui interrogent aussi l’avenir et le renouvellement des filières. « Produire sans connaître le prix de son travail à l’avance reste une réalité pour de nombreux agriculteurs. C’est une singularité qui doit nous interroger collectivement », ajoute Christophe Proença.
Au-delà du constat, cette visite s’inscrit dans une volonté de construire des politiques publiques au plus près du terrain. « Aucune production n’est acquise. Si nous voulons continuer à vivre dans un territoire riche de ses cultures emblématiques, nous devons être vigilants, à l’écoute, et agir pour accompagner celles et ceux qui les font vivre », conclut-il.





