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Cahors : Budget, place Chapou,  0 % d’augmentation des taux d’imposition, et 10 caméras de vidéoprotection en + au menu du conseil municipal 

Retour sur la séance de ce 20 avril.

38 délibérations étaient à l’ordre du jour de la séance du conseil municipal de ce 20 avril avec notamment le vote du budget. Vincent Bouillaguet, adjoint aux finances, toujours avec pédagogie, est revenu sur le Rapport d’Orientation Budgétaire, les budgets primitifs 2026 et Comptes Financiers 2025. « Le budget primitif 2026 s’équilibre en recettes et en dépenses : 

section de fonctionnement à la somme de 38 210 000 euros ;

Section d’investissement à la somme de 25 380 000 euros dont un montant de report en dépenses de 3033 286 euros, en recettes de 2 029 290 euros et une inscription d’emprunt nouveau de 6 796 570 euros. L’excédent d’investissement en recettes de 26 609 euros du budget annexe location de locaux à usage professionnel a été reporté tout comme l’excédent d’investissement du budget annexe du stationnement pour 57 743 euros (+ 40 734 de résultat de fonctionnement)  » a-t-il notamment expliqué.

Ghyslaine Jacques pour Cahors a fait part de son inquiétude concernant l’endettement de la Ville, notamment avec « les dépenses supplémentaires dues à l’aménagement bien inutile de la place Chapou ». « J’ai rencontré des commerçants qui sont inquiets par rapport à ce chantier. Interdire les voitures et planter des arbres, ça fait cher l’ombre. Ne pourrait-on pas faire un référendum comme l’avait proposé Madame Bougeard ? » a rajouté l’élue d’opposition.

Sur le budget, Elsa Bougeard de Cahors en Commun a mis en avant 2 propositions: « Nous proposons que la tarification des services publics soient adaptés pour prendre en compte la particularité des familles monoparentales.  Les familles monoparentales sont celles qui ont le plus recours au Secours Populaire et qui ont souvent les situations financières très fragiles. Nous proposons également la gratuité de la cantine scolaire pour les plus précaires. Nous avons estimé, vu le prix actuel d’un repas pour les quotients familiaux les plus faibles, cette mesure à 100 000 euros / an. Ce qui représente un coût dérisoire sur le budget de fonctionnement mais qui redonne du pouvoir d’achat et permet d’assurer que tous les enfants de cette ville mangent convenablement. Le pilotage d’un budget doit s’établir en fonction des besoins réels de la population et des urgences qui s’imposent à toutes et tous. Ce budget ne prend en compte ni la réalité sociale, ni le besoin de sécurité pour les mobilités douces, ni l’urgence écologique ou un véritable renouveau démocratique par exemple. « Il ne faut rien s’interdire avez-vous dit », ce que l’on constate surtout c’est que rien ne change alors que les urgences de solidarité, de bifurcation écologique, de soutien au service public comme facteur d’égalité s’amplifient ! » Lucien Blanc pour Cahors Espérance a ensuite fait une sortie sur l’état de la Ville jouant les Nostradamus : « Dans 10 ans, Cahors se retrouvera comme Roubaix. »

Le maire, Vivien Coste, leur a répondu : « Monsieur Blanc vous faites le procès de votre propre gestion. Quand vous étiez en responsabilité, la situation financière était catastrophique. Ça c’était le passé, pour ne pas dire le passif. La vérité, c’est celle-là, elle s’impose, elle est têtue. La place Chapou, il faut la transformer, l’apaiser, il faut la végétaliser un peu en la rendant compatible avec le retour du marché. Le pouvoir d’achat n’est pas le parent pauvre des politiques municipales. La tarification sociale existe depuis longtemps à Cahors comme la gratuité du périscolaire et génère un déficit de 1,3 million d’euros par an. La gratuité des bus, financé par les entreprises de + de 11 personnes, est un véritable succès. Je vous rejoins sur les familles monoparentales, il y a un enjeu. On continuera à soutenir le répit parental et il faudra voir comment on peut adapter nos politiques publiques sur ce sujet. Sur la sécurité, c’est cette majorité qui a déployé la vidéoprotection, c’est cette majorité qui a fait de la sécurité une priorité, c’est cette majorité qui armera les policiers municipaux. »

Sur le budget, le premier magistrat a conclu les débats : «  Le budget que nous proposons est à la fois un budget de raison et un budget d’engagements. De raison d’abord parce que nous ne saurions faire abstraction du contexte national et international dans lequel nous évoluons. Un budget de raison certes, mais un budget d’engagements aussi : 

– avec une absence de hausse des taux d’imposition pour la 18ème année consécutive.

– une baisse des recettes horodateurs pour tenir compte de la très prochaine mise en œuvre de l’heure de gratuité quotidienne du stationnement

– une augmentation de la dépense consécutive à l’éclairage public dont l’extinction sera retardée progressivement, et à partir de la semaine prochaine, à une heure du matin au lieu de minuit ;

– des investissements résolus, pour rendre le service, transformer la ville (ouverture du Musée de la Résistance, financement du Campus Santé, organisation des assises du commerce et de l’artisanat de proximité dès cette année et  mise en chantier de la place Chapou en septembre prochain).

Au total, pour affronter la trajectoire de nos budgets et pour soutenir les investissements indispensables à la ville, des économies de gestion devront se faire jour. Il n’est pas impossible que de prochaines séances soient l’occasion de proposer des décisions modificatives afin d’opérer les corrections nécessaires à la trajectoire budgétaire, notamment celle des dépenses. Mais d’ici là, vous l’aurez noté, notre copie traduit tant à la fois du réalisme et de la détermination. Elle se projette aussi, notre responsabilité consistant à anticiper pour mieux agir et rendre le service. »

La délibération 19 a remis la place Chapou et son plan de financement dans la lumière avec notamment une enveloppe de 100 000 euros de l’Etat sur la piétonnisation et 50 % de subventions pour les fouilles préventives. Jean-Luc Marx, conseiller municipal et ancien maire de la Ville, a rappelé l’enjeu de ce projet qui permettra notamment au parvis de la cathédrale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, de ne plus être un parking… « Ce projet est trop onéreux et il sera trop peu efficace sur le rafraîchissement de ce quartier pourtant déjà très minéralisé. La municipalité pense que rajouter quelques arbres et des confettis d’herbe entre les pavés dans un coin va protéger les habitants des canicules de jour comme de nuit » a déclaré Benoit Cabarrot de Cahors en Commun. Gyslaine Jacques a redemandé « un moratoire, une consultation ». « Grâce à l’église, on va aménager la place Chapou. Je m’attendais à tout sauf à celle-là » a lancé Lucien Blanc. « L’aménagement de la place est lié à la présence du marché, une présence historique. La Commission d’Indemnisation Amiable (CIA) sera votée dans les prochaines semaines. L’étude d’un stationnement rapide et saisonnier est en cours. La délibération consiste à voter la possibilité de faire appel à à des partenaires financiers » a expliqué Vivien Coste. La délibération, qui n’a pas été votée par les oppositions, a été adoptée.

Pour finir, les élus ont voté (Cahors en Commun s’y est opposé) le plan de financement prévisionnel de l’extension du dispositif de vidéoprotection : 3 caméras au rond-point sud de la déviation, 3 caméras au rond-point de Crescendo, 2 caméras au niveau de la médiathèque, 2 caméras au rond-point du Mistral (allée des Soupirs). Fin des débats. 

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