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De Cahors à Doha : Le parcours de Julien, directeur d’école au Qatar

Aventure professionnelle qu’il vit en famille. 

En 2021, Julien Malbouyssou, 35 ans, s’envole avec son épouse et ses enfants pour Doha, la capitale du Qatar. Là-bas, il occupe un poste de directeur dans un établissement réputé du pays. Un changement radical et soudain pour ce Cadurcien qui a effectué toute sa formation dans le sud-ouest de la France.

D’abord élève sur les bancs du lycée Clément Marot puis étudiant à l’Université Paul Sabatier à Toulouse. Julien se spécialise dans les mathématiques et passe plusieurs concours pour devenir enseignant. À la suite de ces échéances et de quelques expériences, il devient directeur et enseigne successivement au sein de plusieurs écoles haut-garonnaises, à Latrape puis à Saint-Élix-le-Château. Après la pandémie du Covid-19, Julien et son épouse décident, presque sur un coup de tête, de quitter la France pour un pays étranger. Le Qatar ne fait alors pas parti du plan, mais le hasard en décide autrement. « En 6 mois la décision était prise, on pensait partir dans un pays au mode de vie occidental, mais au final, on a eu des propositions au Qatar où il recherchait des couples » explique Julien.

En 2021, le Qatar reste un État méconnu pour la famille. « À part le fait que le Qatar soit propriétaire du PSG, on ne connaissait pas du tout » confie-t-il.  Mais l’option qatarienne va devenir de plus en plus sérieuse, notamment grâce à son aspect sécuritaire. « On s’est renseigné, on a vu sur plusieurs forums que pour une vie de famille le Qatar était très agréable. On s’est lancé au départ pour une année, puis aujourd’hui ça fait 5 ans » poursuit le quadragénaire.

À Doha, Julien et sa femme partent initialement pour enseigner, mais la place de directeur lui est proposée après son recrutement. Sur place, il est à la direction de 29 classes de primaires au lycée franco-qatarien Voltaire. « Ici, l’établissement possède trois sites dans la ville, je suis le référent d’un de ces trois sites, et directeur de l’école primaire qui regroupe 29 classes. » Un changement radical de responsabilités vis-à-vis des 6 classes dont il était en charge à Saint-Élix-le-Château. « C’était un petit choc au début, je ne suis plus qu’à la direction de l’école et plus en classe, c’est un autre statut et un autre boulot. Mais c’est très intéressant et très enrichissant notamment au niveau linguistique et culturel » précise Julien.

Le lycée franco-qatarien Voltaire compte en tout 1 700 élèves de nationalités variées. « On a 40 % de nos élèves qui sont qataris, 20 % d’élèves français et 40 % d’étudiants francophones, principalement originaire du Maghreb et du Liban.» Parmi ces étudiants, se trouvent les enfants de l’émir du Qatar Tamim Hamad Al Thani « L’émir parle français et son entourage sait parler français, il y a un certain nombre de ces enfants qui sont chez nous.» Une responsabilité supplémentaire, presque politique que Julien ressent. « On sent que l’on travaille dans une école où les enfants qui passent devant nous seront plus tard amenés à avoir de hautes responsabilités, donc c’est un enjeu très valorisant. » Mais cette dimension politique n’enlève pas la passion vitale des métiers de l’enseignement « Le plaisir c’est toujours de voir les enfants arriver avec le sourire, et de voir que des jeunes qataris qui ne parlent pas français à l’origine soient capables de tenir une vraie conversation quelques années après » se félicite le Cadurcien d’origine.

Désormais âgé de 41 ans, Julien n’a jamais vraiment oublié le Lot. Il revient dès que possible avec ses enfants et sa femme pour retrouver sa famille et la ville qui l’ont vu grandir. « Tous les étés on repasse dans le Lot, on fait quelques visites avec mes enfants, je garde de très très bons souvenirs ici. Ça fait toujours du bien de retrouver le causse quercynois.» Ces retours nostalgiques s’accompagnent d’une fierté, celle d’avoir osé, d’avoir tenté et d’avoir réussi à l’étranger. Les conseils de Julien sont les mêmes : « Cahors est une belle ville, on prend toujours du plaisir à y retourner. Mais c’est aussi une petite ville, il ne faut pas avoir peur de l’inconnu, de devoir s’adapter et parfois de changer un petit peu. Tout ce qu’on peut découvrir et très enrichissant et on en ressort grandi.»

Photo DR

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