Jeudi 22 janvier, deux prévenues comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Cahors pour un vol à l’étalage reconnu, sur fond d’impulsivité, de récidive et de violences envers le gérant du magasin.
Jeudi 22 janvier, au tribunal correctionnel de Cahors, deux femmes comparaissent pour un vol à l’étalage qui a mal tourné. Dans une enseigne de la ville, quelques objets ont disparu : du fromage et des lames de rasoir notamment. Les faits sont reconnus, sans détour.
La première prévenue parle d’un « élan de bêtise », qu’elle attribue à « la crise de la quarantaine ». Pourtant, son dossier ne s’arrête pas là : elle a déjà été convoquée en 2025 dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité pour un vol aggravé avec complicité, commis après les faits jugés ce jour-là.
La seconde apparaît en visioconférence depuis une maison d’arrêt. En plus des faits de vols, elle est également accusée de violences sur le gérant. Elle explique qu’au moment du vol, elle sortait de chez le notaire pour l’achat d’un terrain. « Je n’avais pas de problème d’argent, j’avais 100 000 euros sur le compte », insiste-t-elle. Son casier judiciaire, en revanche, est lourd : de nombreuses mentions, une première condamnation dès 2000 pour vol avec violence. « Il faut toujours que je me mette en danger », lâche-t-elle.
Sur place, les deux femmes sont interceptées par le gérant du magasin et mises à l’écart dans une salle. La situation dégénère : la seconde prévenue bouscule le commerçant. La première assure avoir tenté de la retenir.
Le parquet requiert des jours-amende pour les deux femmes. Le tribunal prononce finalement 205 heures de travail d’intérêt général pour la première prévenue, à effectuer dans un délai de 18 mois, sous peine de trois mois d’emprisonnement. Et pour la seconde, 100 jours-amende à 10 euros, 250 euros pour la contravention liée aux violences, et 200 euros de dommages et intérêts pour le gérant, au titre du préjudice moral.





