Marilyne Poulain a été dirigeante de la CGT en charge des droits des travailleurs migrants.
Fraîchement nommée préfète du Lot, Marilyne Poulain dispose d’un CV qui détonne par rapport à nombre de ses prédécesseurs et homologues. Elle n’est passée ni par l’ENA ni par les cabinets ministériels. Née en 1977 à Paris, titulaire d’une maîtrise de lettres modernes, elle a commencé par l’enseignement, professeure de français et d’histoire au lycée français de Viña Del Mar au Chili en 2001.
De retour en métropole, Marilyne Poulain devient en 2003 coordinatrice du pôle « Insertion des migrants » de l’association de lutte contre l’exclusion et d’engagement de la jeunesse « Autremonde ». Son engagement est aussi syndical : en effet, par la suite, elle occupe le poste de secrétaire de l’Union Départementale CGT de Paris de 2011 2022 et sur le plan national, elle est à compter de 2019 responsable confédérale en charge des droits des travailleurs migrants, de la lutte contre la Traite des êtres humains et les discriminations et du suivi des syndicats d’intérimaires. Parallèlement, elle dirige la revue juridique « Droit ouvrier ».
Durant cette période, Marilyne Poulain s’est illustrée en soutenant différents mouvements de travailleurs sans papiers exploités par des employeurs sans scrupules. Elle demande leur régularisation, la justice reconnaissant que certains de ces « clandestins » étaient alors victimes de faits assimilables à de la « traite d’êtres humains ».
Elle quitte ses fonctions à la CGT en 2022 et en 2023, elle est nommée préfète déléguée pour l’égalité des chances auprès de la préfète de la région Grand Est, préfète de la zone de défense et de sécurité Est, préfète du Bas-Rhin. A nos confrères de France Inter, elle dira en février 2025 : « Certains ont sans doute questionné ma légitimité, et j’ai fait mes premiers pas avec humilité… » Mais à propos de son « ancienne vie » et de ses engagements aux côtés des sans-papiers, elle expliquera encore : « Pour moi, c’est un fil conducteur, un combat pour l’intérêt des plus vulnérables. Le combat continue dans les fonctions qui sont les miennes. Différemment, mais avec la même détermination ».
Sources et photo : site Internet et compte Facebook Préfecture du Bas-Rhin





