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Lot – Dermatose nodulaire contagieuse : FDSEA et JA du Lot demandent à l’Etat de prendre ses responsabilités 

La  Chambre d’agriculture a rappelé leurs demandes et a dénoncé la violence et la désinformation. 

Ce 15 décembre 2025, FDSEA et JA du Lot se sont rassemblés devant la Chambre d’agriculture  pour exprimer leurs inquiétudes et leur détermination face à la situation sanitaire actuelle (dermatose nodulaire contagieuse). Christophe Bonnet et Frédéric Deilhes de la FDSEA et Ludovic Lagard des JA, ont pris la parole : « Aujourd’hui, nous manifestons pour dénoncer un État qui n’est clairement pas à la hauteur de la situation. Depuis le début de cette crise, la communication est confuse, tardive et parfois contradictoire, laissant les éleveurs dans l’incertitude et l’angoisse. Les informations essentielles arrivent trop lentement ou ne sont pas suffisamment expliquées, ce qui alimente les incompréhensions, les tensions et les divisions au sein de la profession. À cela s’ajoutent des contrôles insuffisants sur les transports d’animaux, pourtant identifiés comme un facteur majeur de diffusion de la maladie. On ne peut pas demander aux éleveurs d’être rigoureux et exemplaires quand, dans le même temps, les moyens de contrôle et de prévention ne sont pas à la hauteur des enjeux. Nous sommes à un point de bascule. Notre demande est claire :

– Vaccination progressive de l’Occitanie au fur et à mesure de la disponibilité des vaccins et selon la volonté des éleveurs et des opérateurs économiques.

– Contrôle beaucoup plus strict des mouvements d’animaux, avec des sanctions rapides à la hauteur des enjeux pour toute notre filière avec une mise en place d’un contrôle aux frontières des zones. Nous ne voulons plus que cette maladie fasse des bonds de 50 ou 100 km

– Recherche d’un nouveau protocole scientifiquement acceptable.

Mais au-delà de cette crise sanitaire, c’est un malaise bien plus profond qui traverse le monde agricole. Cette situation révèle une fois de plus le sentiment d’abandon, le manque de considération et l’épuisement moral et économique de nombreux éleveurs. Les crises se succèdent, les contraintes s’accumulent, et les réponses apportées sont trop souvent partielles, tardives ou déconnectées de la réalité du terrain. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de rustines ou de mesures d’urgence improvisées : l’État doit revoir sa copie, écouter réellement les agriculteurs et construire des politiques agricoles et sanitaires cohérentes,

durables et respectueuses de ceux qui font vivre nos territoires. » 

Stéphane Pons, président de la Chambre d’agriculture, a également demandé à l’Etat d’agir tout en dénonçant la violence de certains :  « Les questionnements des éleveurs comme des citoyens dans cette crise sont légitimes. Mais nous souhaitons rappeler que ni la violence ni la désinformation ne pourront arriver à endiguer le virus DNC qui se propage en Occitanie. Le protocole national mis en place par un comité national scientifique associant le gouvernement comme les vétérinaires, les Groupements de Défense Sanitaire, les syndicats d’éleveurs et les chambres d’agriculture a fait ses preuves en Savoie. Force est de constater qu’aujourd’hui ce protocole national est battu en brèche sur le terrain, tous syndicats confondus. Une stratégie sanitaire ne peut être efficace que si elle est comprise et acceptée, ce qui n’est plus le cas. Nous souhaitons rappeler qu’il y a plus d’un mois et demi, lorsque le virus est arrivé dans les Pyrénées-Orientales, les présidents des Chambres d’agriculture voisines avaient demandé la vaccination dans leurs départements pour créer un cordon sanitaire de protection. L’Etat n’a pas souhaité y répondre favorablement et nous nous retrouvons aujourd’hui face à une explosion du virus incontrôlée. A chacun ses responsabilités ! Il est donc hors de question de laisser accuser les éleveurs ou les Chambres d’agriculture comme je l’entends si souvent. Nous sommes à un point de bascule. Si la ministre vient en Occitanie aujourd’hui juste pour faire sa propagande sans ajuster et infléchir sa doctrine sanitaire avec un protocole qui reste inchangé, nous sortirons de la réunion en claquant la porte. Notre demande est claire :

– Vaccination progressive de l’Occitanie au fur et à mesure de la disponibilité des vaccins et selon la volonté des éleveurs et des opérateurs économiques. A ce titre, j’organiserai rapidement une concertation lotoise

– Contrôle beaucoup plus strict des mouvements d’animaux, avec des sanctions rapides à la hauteur des enjeux pour toute notre filière

– Recherche d’un nouveau protocole scientifiquement acceptable

Enfin, La Coordination Rurale a jugé utile de manifester puis de dégrader la Chambre d’agriculture vendredi après-midi. Le chiffrage des dégâts est en cours. Je souhaite rappeler à tous que l’établissement se veut être la maison des paysans lotois, et en tant que président je la gère comme telle. Les membres de mon Bureau comme de mon comité de direction et tous les salariés également. »

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