Cahors : Ils ont manifesté pour qu’Hélène reste en France
La préfecture a répondu sur le dossier.
Ce 27 avril, une centaine de personnes avait répondu à l’appel des Etats Généraux des Migrations (AMIgrants, Amnesty International Cahors, LDH, Jamais sans toit Cahors, La Cimade, Organisation Quercynoise Terre de Fraternité, Secours Catholique) pour manifester place Chapou, devant la préfecture, contre l’expulsion annoncée d’Hélène, originaire de la République Démocratique du Congo. « Je suis dans le Lot depuis 2014. A mon arrivée, j’ai eu du mal à mettre les mots sur les dangers que je cours par rapport à ma situation. Ce qui n’est pas normal, c’est qu’aujourd’hui je suis intégrée. J’ai appris la langue. J’ai travaillé dans le milieu associatif. Je suis infirmière de formation. J’ai mon compagnon. Je veux rester en France, c’est mon pays » a confié la jeune femme. « Cela fait partie des combats d’Amnesty. En renvoyant des personnes comme Hélène dans leur pays, on les met en danger. On espère que l’Etat va sursoir à sa décision » a expliqué Daniel Birou d’Amnesty.
> « C’est une reconduite à la frontière. Elle a reçu son billet d’avion, et on lui demande d’aller à Blagnac. On ne va pas aller la chercher de force. Elle a été déboutée de toutes ses demandes de droit d’asile en première instance comme en appel. Cela fait 3 ans qu’elle est dans l’illégalité. On tient compte de sa situation familiale : elle a un fils mineur et un mari au Congo » a indiqué Nicolas Regny, secrétaire général de la préfecture du Lot.