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Castelnau-Montratier/Montcuq : Les acteurs du dossier des maisons de retraite à la barre (enfin presque…)


Endettés à hauteur de 3,2 millions d’euros, les deux établissements ont été placés sous administration provisoire en mai dernier.

> Danielle Guiral, administratrice provisoire. Nommée le 5 mai dernier pour six mois (elle a été reconduite pour six mois de plus), Danielle Guiral a été missionnée conjointement par l’ARS et le Conseil départemental. Dès son arrivée, elle a réuni, sur les deux établissements, Saint-Luc et Sainte-Marie, le conseil d’administration, le conseil de la vie sociale et le comité d’établissement pour « réexpliquer le système de financement ». Elle est revenue sur l’endettement (1,5 millions d’euros à Castelnau-Montratier et 1,7 millions à Montcuq) : « Ce sont des charges reportées, c’est à dire des déficits non déclarés. Les cotisations sociales n’étaient pas payées. C’est à la fois un déficit d’exploitation et une dette. J’ai fait plusieurs missions de ce type mais c’est la première fois que c’est aussi difficile mais avec le plan que j’ai proposé, les mesures mises en place, je suis optimiste. Sur Montcuq, j’ai proposé un budget annuel et des tarifs tenant compte des cinq premiers mois de l’exercice où l’on avait plus de charges que de produits. De ce fait, on a augmenté le tarif jour hébergement de 10 euros. Mais l’année prochaine, il n’y aura pas de nouvelle augmentation. On revient à un tarif moyen dans le Lot. A Castelnau-Montratier, il y avait un tarif plus élevé et des mesures d’économie avaient été mises en place. J’ai proposé une hausse moins importante qu’à Montcuq. Le tarif va augmenter un peu l’année prochaine pour absorber les déficits antérieurs. On devrait combler le déficit d’ici 5 à 10 ans en fonction des conditions de gestion.» Au niveau du personnel, 6 CDD n’ont pas été reconduits à Castelnau et une dizaine à Montcuq. « Je comprends la colère des familles mais je pense que progressivement les choses vont s’apaiser. Il faut de la sérénité afin de réorganiser les établissements et travailler sur l’amélioration du service rendu. »

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> Les élus. Conseiller départemental, Jean-Claude Bessou, veut croire à une issue positive pour les deux structures : « L’administratrice a remis la machine en marche et sur de bons rails. La situation est en équilibre mais il reste l’arriéré à combler sinon on dépose le bilan. On doit maintenant voir les banques qui exigeront une caution des collectivités. Le Conseil départemental, la Communauté de communes et les communes seront probablement sollicités. C’est une situation grave. Des privés sont sur les rangs…On souhaite ardemment que cela reste public…pour la patientèle et les familles. » Même son de cloche pour Patrick Gardes, le maire de Castelnau-Montratier : « On est tous à espérer une issue favorable. Le travail de Mme Guiral commence à porter ses fruits mais ce sera sur du long terme. Sur le plan de redressement, les deux établissements devraient fusionner. Cela permettrait de faire des économies d’échelle et il n’y aurait plus qu’un budget. Nous allons rencontrer les organismes sociaux notamment l’URSSAF et voir comment on peut faire…Notre souhait, c’est que les maisons deviennent pérennes. Elles sont essentielles pour le territoire. » « Rien n’est encore acté. L’hémorragie a été arrêtée, le fonctionnement est correct. Ça va dans le bon sens » a rajouté le maire de Montcuq, Alain Lalabarde.

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> L’URSSAF. Nancy Chevalier du service contentieux de l’URSSAF, bien que soumise au secret professionnel, a répondu sur la procédure générale sur ce type d’établissement : « Ces structures, les administrations ne relèvent pas du droit commun mais d’un droit particulier. Les procédures qui sont mises en place quand il y a non paiement sont des procédures propres. Pour les administrations, il y a une procédure de recouvrement à l’amiable, il y a des relances écrites, téléphoniques mais il n’y a pas de titre exécutoire à leur encontre. Pour obtenir le paiement, on est obligé de saisir le tribunal des affaires de sécurité sociale… »

> Une association de défense des résidents et des familles bientôt créée ?« Les gens sont inquiets » a expliqué Jean-Yves Blondeau du Front de Gauche qui a rappelé qu’il faut « dépasser les clivages politiques et que la population s’empare du dossier » : « Nous souhaitons une clarification, une explication concrète. Depuis l’arrivée de l’administratrice, il y a eu des licenciements. Nous avions demandé qu’il y ait une réunion publique avec tous les acteurs sur le sujet. On veut créer une association de défense des résidents et des familles. » A suivre…

> La CGT. Depuis le mois de juillet, six personnels ont rejoint la CGT. Ensemble, ils dénoncent « les non renouvellements de CDD » et « une pression exercée sur la pérennité des emplois » : « Nous avions des conditions de travail que nous n’avons plus maintenant. Les résidents sont les premiers à en pâtir. Il y a le minimum d’animation. Il n’y a plus ce côté humain qu’il y avait auparavant. On nous bouge comme des pions. » Et de défendre le directeur, Jean-Paul Mougeot : « Il nous avait donné une structure carrée, de bonnes conditions de travail que l’on devrait avoir pour s’occuper des résidents. »

> Le directeur. Jean-Paul Mougeot, le directeur des deux maisons de retraite, est en arrêt de travail, et n’a pas pu nous répondre « tenu par le devoir de réserve ». Il a été nommé directeur de la maison de retraite de Montcuq en 2006 et mis à disposition de Castelnau-Montratier à mi-temps.  Un de ses proches qui a souhaité conserver l’anonymat a rappelé qu’à son arrivée la situation des deux établissements était compliquée : « des travaux réalisés avec des emprunts toxiques, un prix de journée bas, et un absentéisme important à Montcuq » et à Castelnau-Montratier, « un établissement qui n’est pas aux normes et qui fonctionne avec un avis défavorable de la commission de sécurité ». « A Castelnau, des travaux ont été réalisés, le terrain pour la nouvelle maison de retraite a été acheté sauf que l’ARS est revenu sur ses engagements car ils n’avaient plus les financements. Les locaux inadaptés et le fort taux de dépendance ont déclenché des besoins de personnels supplémentaires. A Montcuq, l’absentéisme a nécessité des recrutements » a-t-il précisé avant d’indiquer que « le directeur n’a pas voulu baisser la qualité des services rendus aux résidents » et que « tout le monde était au courant de la situation. »

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